Suivi du climat des affaires au Burkina : Le comité de pilotage tient sa première session pour 2022

La première session de l’année 2022 du comité de pilotage du dispositif institutionnel de suivi du climat des affaires au Burkina Faso s’est ouverte ce jeudi 28 avril 2022 à la Primature, sous la présidence du Chef du Gouvernement, le Dr Albert Ouédraogo.
Les membres comité de pilotage du dispositif de suivi du climat des affaires au Burkina Faso se sont réunis au Premier ministère pour leur première session de l’année 2022. C’est le Chef du Gouvernement, le Dr Albert Ouédraogo, qui a présidé cette rencontre.
A l’ouverture des travaux, il a rappelé que ce comité est l’organe d’orientation et de décision du dispositif institutionnel de pilotage et de suivi de l’amélioration du climat des affaires mis en place par décret du 30 décembre 2017. De ses explications, c’est en application de l’article 6 du décret que s’est tenue la session.
Au sortir de la rencontre, le ministre en charge des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Abdoulaye Tall, a fait savoir qu’il y a eu l’adoption du plan des actions à mener pour l’année 2022 et une révision de l’état de mise en œuvre des recommandations de la rencontre du comité de pilotage du 30 mai 2021.
Selon lui, ces recommandations portent notamment sur le partage des informations avec des pays partenaires pour le commerce transfrontalier et des actions d’amélioration du processus de décision et de délivrance de documents dont ont besoin les acteurs économiques. « Nous avons bon espoir qu’à la prochaine réunion et donc lors des évaluations, on aura significativement avancé, ce qui va permette à notre secteur privé d’être plus performant et donc créateur de richesse et d’emploi », a-t-il dit.
« une belle déclaration d’amour » au secteur privé
Concernant les réformes non réalisées, Abdoulaye Tall, a fait savoir que les chefs des départements ministériels concernés se sont engagés à régler ces questions. « C’est vrai qu’il y a des taux d’exécution parfait de 100%, mais il y en a un peu plus faibles où ça nécessite des questions institutionnelles qu’il faut régler », a déclaré le ministre en charge des PME.
Par ailleurs, Abdoulaye Tall a fait remarquer que la question foncière est revenue au niveau de toutes les interventions lors de la rencontre. Il a ajouté que des engagements ont été pris en vue d’alléger les procédures et trouver des voies et moyens pour réduire les lenteurs et les lourdeurs afin de permettre aux différents acteurs économiques d’aller plus vite.
« Que ce soit à titre individuel ou à titre de société, aujourd’hui, si vous voulez investir, vous avez besoin de documents fonciers et ces documents suivent une procédure qui est parfois lente, longue. Et dans le contexte particulier du moment où les délégations spéciales ne sont pas encore en place, donc forcément il y a un goulot d’étranglement qu’il faut réduire », a-t-il expliqué.

Mamady Sanoh, Premier Vice-président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), a assisté à la session. Il a fait savoir que les représentants du secteur privé ont assisté à « une belle déclaration d’amour » à l’endroit des acteurs de ce secteur. Pour lui, cela leur permet de savoir qu’il sont un maillon essentiel de développement du Burkina. « Nous savons aujourd’hui que nous devons faire mieux. Nous avons aussi des obligations vis-à-vis de l’Etat », a-t-il conclu.
D’autre part, le Premier ministre a rappelé qu’à la suite de la rencontre du comité de pilotage le 30 mai 2021, une relecture globale des différents textes de base du dispositif institutionnel a été entamée. Selon ses dires, cela a permis de disposer d’un projet de décret portant création, attribut, composition et fonctionnement du dispositif institutionnel de pilotage assorti de deux projets d’application.
Les innovations introduites dans ce dispositif vont apporter des corrections au dysfonctionnement relevé et assurer ainsi une mise en œuvre optimale et accélérée des réformes de l’environnement des affaires, selon lui. « En attendant que ces projets de textes soient adoptés, je voudrais rappeler que le fonctionnement régulier des différentes instances doit être un impératif partagé par tous les acteurs que nous sommes », a-t-il dit à l’assistance.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



