Bonnes pratiques en éducation au Burkina Faso : Le projet SIPAS-BF fait le bilan de ses actions

Dans le cadre du projet de Soutien aux Initiatives de Paix au Sahel (SIPAS-BF), un atelier de capitalisation des bonnes pratiques en éducation a été organisé pendant deux jours à Ouagadougou. Ledit atelier, au cours duquel les participants ont fait le bilan du projet, a refermé ses portes, ce vendredi 25 avril 2025.
Trois ans après le lancement du projet de Soutien aux Initiatives de Paix au Sahel (SIPAS-BF), le présent atelier a servi de cadre pour finaliser la capitalisation des bonnes pratiques du projet. D’après les promoteurs, l’objectif général du SIPAS-BF est d’appuyer les initiatives concrètes qui contribuent à la promotion de la paix au Sahel, principalement au Burkina Faso.
Selon la coordinatrice du projet SIPAS-BF, Yvette Poda, le projet a contribué à renforcer les connaissances et les pratiques en matière de consolidation de la paix dans la région du Sahel. De ses dires, grâce au soutien des partenaires, l’objectif initial du projet qui était d’accompagner 28 initiatives de paix au Burkina Faso entre juin 2022 et mai 2025 a été atteint.
« Au terme de ce projet, nous avons beaucoup de résultats. Je crois qu’on peut le dire, parce que nous avons pu atteindre l’objectif fixé au départ, notamment, financé 28 promoteurs, à mettre en œuvre d’autres projets en lien avec la paix au Burkina Faso », a-t-elle affirmé avant d’exprimer sa fierté face au travail accompli. Elle a par ailleurs annoncé la poursuite des activités du projet SIPAS-BF, dont la prochaine phase est prévue de mi 2025 à 2028.
La présidente de l’Association des éducatrices de Gaoua, Cécile Dabiré, a exprimé la gratitude des bénéficiaires envers l’initiative et les promoteurs du projet. Selon elle, le SIPAS-BF a profondément transformé leur vision des choses, ainsi que celle de leurs élèves. « Ç’a changé notre vie de manière positive, et aujourd’hui, nous avons le retour de certains enfants qui avaient abandonné nos milieux éducatifs et centres de formation pour les sites d’or », a-t-elle signalé.
À sa suite, Bertrand Joël Sian, venant de la région du Nord, a déclaré que ce projet a présenté une initiative innovante pour la promotion de la paix dans un contexte dans lequel la région du Nord est fortement marquée par l’accueil des personnes déplacées internes (PDI). De ses dires, l’équipe régionale a mis en avant l’utilisation de la musique comme outil de cohésion sociale et de promotion de la paix.
« On a admiré les résultats que cela a donnés parce que ça a contribué à mettre du baume au cœur de ces jeunes surtout qui sont venus nombreux avec leurs parents à Ouahigouya. Ils ont su qu’on ne les a pas oubliés. À travers la musique, on pouvait aussi les rendre heureux et naissants », a-t-il déclaré.
Aminata OUATTARA (stagiaire)
Faso 7



