Burkina Faso : Le CICR aux côtés des populations affectées dans la commune de Piéla

La commune de Piéla, l’une des sept communes de la province de la Gnagna, dans la région de l’Est du Burkina Faso, fait face à une insécurité grandissante. Ces derniers mois, la situation sécuritaire prévalant dans cette province a entraîné des déplacements massifs de populations, contraignant de nombreuses familles à fuir leurs villages pour s’installer dans le chef-lieu de la commune.
Les 24 et 25 septembre 2024, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avec le soutien de la Croix-Rouge Burkinabé (CRBF) est intervenu une nouvelle fois, distribuant des vivres à plus de mille (1’000) bénéficiaires vulnérables dans la commune de Piéla. Ali Yarga, Président de la section du Comité provincial de la Croix-Rouge burkinabè de la Gnagna, a souligné que la mission du CICR est de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, tout en leur portant assistance.
Les bénéficiaires ont reçu des kits alimentaires composés d’un sac de 50 kg de petit mil, un sac de 25 kg de riz, un sac de 25 kg de haricots, un kilo de sel iodé et de 10 litres d’huile. Selon Babribilé Tindano, chef du service de l’action humanitaire de Piéla, cette aide fait suite à des alertes qui ont conduit le CICR à se rapprocher de la direction provinciale de l’action humanitaire de la Gnagna afin de pouvoir apporter une assistance aux personnes déplacées internes (PDI) et aux ménages hôtes vulnérables.

Après un ciblage réalisé sur le terrain par des volontaires de la CRBF, 1050 ménages ont été identifiés et enregistrés. « Nous nous réjouissons de la prise en compte de tous les ménages recensés, ce qui a permis de réduire les plaintes fréquentes de la part des non retenus », a-t-il déclaré, en invitant les bénéficiaires à bien gérer ces vivres.
Ali Yarga, Président de la CRBF dans la Gnagna, a insisté sur le fait que ces kits, prévus pour une durée d’un mois, apportent un soulagement temporaire dans une zone frappée par une insécurité alimentaire. Il a également rappelé que la vente des vivres est formellement interdite.

Pisssila Gayeri, l’une des bénéficiaires a manifesté sa reconnaissance, rappelant qu’elle avait déjà bénéficié d’une assistance en articles ménagers essentiels de la part du CICR. Même son de cloche pour Lalli Nadieba, lui aussi bénéficiaire. Il a souligné les difficultés auxquelles il a été confronté depuis son arrivée à Piéla, notamment le manque de logement, de nourriture, de soins de santé et d’eau. « C’est la première fois que je bénéficie d’une telle assistance alimentaire », a-t-il déclaré, le sourire aux lèvres.

Bandiba Tambongougou, sexagénaire, a témoigné de l’importance de cette aide, expliquant qu’il avait quitté son village il y a cinq mois sans rien emporter. « Cette assistance alimentaire arrive au bon moment », a-t-il affirmé. Ils ont tous souhaité que le CICR et d’autres organisations humanitaires continuent de leur apporter du soutien dans d’autres domaines, notamment le logement et l’éducation.
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