Soutenances à l’ISTIC : Rochsane Compaoré obtient 18,5/20 pour son décryptage de la cohabitation avec les cimetières à Ouagadougou

Le lundi 23 juin 2025, Rochsane Rabiatou Compaoré, étudiante stagiaire en fin de cycle à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC), a soutenu son rapport de stage portant sur le thème « La cohabitation avec les cimetières dans la ville de Ouagadougou ». À l’issue de sa présentation, le jury a déclaré son travail recevable et lui a attribué la note de 18,5/20. Elle obtient ainsi le diplôme d’assistant en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication/Option : journalisme.

L’objectif principal de la recherche, d’après Rochsane Rabiatou Compaoré, est de mettre en lumière les dimensions sociales et psychologiques liées au fait de vivre à proximité d’un cimetière. Selon elle, cette situation engendre d’importants troubles psychologiques chez certaines personnes.

Ses travaux visent également à attirer l’attention sur l’état de dégradation et le manque d’organisation constatés dans la gestion des cimetières non clôturés, ainsi que sur les usages parfois inappropriés qui y sont observés.

« Parfois, on voit des cimetières clôturés, mais il y a encore des tombes qui débordent. J’ai également vécu à côté d’un cimetière à l’âge de 8 ans, ce qui fait qu’actuellement j’ai très peur du noir. Donc, ce sont ces aspects-là qui m’ont poussée à vouloir travailler sur ce thème, afin de mieux découvrir le volet social et psychologique lié aux cimetières », a-t-elle déclaré.

À leur tour, les membres du jury ont salué le choix du thème, qu’ils ont qualifié de « délicat », ainsi que la rigueur méthodologique dont l’impétrante a fait preuve. Ils ont mis en avant son engagement, son assiduité et sa capacité à traiter avec sérieux un sujet aussi sensible que la cohabitation avec la dernière demeure.

Victorien Sawadogo, directeur de production de l’impétrante, a souligné la détermination, le sérieux et le courage dont elle a fait preuve durant toutes les étapes de son travail, malgré les difficultés liées à la sensibilité du sujet. Il a exprimé sa grande satisfaction quant à la qualité du contenu, la clarté de l’analyse et la pertinence des résultats présentés.

« C’est un thème qui sort de l’ordinaire, qui fait peur. Donc, tout son mérite vient probablement aussi de là ; d’avoir eu le courage de s’attaquer à un sujet qui n’est pas facile. Elle a vraiment eu le mérite. En tant que directeur de production, je me reconnais dans ce travail. Je suis entièrement satisfait du rendu final. Bravo à elle, et bon vent », a-t-il apprécié.

Aminata OUATTARA (stagiaire)

Faso 7

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