14ᵉ conférence annuelle de la DGI : la modernisation de l’archivage documentaire au centre des échanges

La direction générale des Impôts (DGI) tient du 26 au 27 novembre 2025 à Ouagadougou, sa 14ᵉ conférence annuelle sous le thème : « Modernisation de l’archivage documentaire au service de la performance de la DGI : enjeux et perspectives ».

À cette 14ᵉ conférence annuelle de la direction générale des Impôts, une question majeure se pose. Pourquoi une administration fiscale doit-elle s’intéresser aux archives ? Pendant 48 h, des participants et des experts en archivage apporteront des réponses autour de cette question. Deux sous-thèmes seront abordés, à savoir « Problématiques et enjeux de l’archivage documentaire à la direction générale des Impôts » et « Digitalisation des archives, levier de sécurisation de l’information et de performance de la DGI ».

À l’ouverture de la conférence annuelle, Talato Eliane Djiguemde/Ouédraogo, Directrice générale des impôts, a donné des pistes de réponse. Pour elle, les archives constituent la mémoire administrative qui facilite la prise de décisions, tant au niveau des obligations fiscales qu’au niveau du contrôle. 

Cependant, tenant compte du contexte de la digitalisation, elle a noté qu’il est nécessaire pour la DGI d’enclencher une véritable réforme organisationnelle et technologique en termes d’archivage documentaire. C’est tout l’intérêt du thème principal de la conférence annuelle de la DGI, dit-elle. Revenant sur le bien-fondé de la modernisation de l’archivage documentaire, Talato Eliane Djiguemde/Ouédraogo, a laissé entendre que cela constitue un levier stratégique pour une gestion rationnelle des processus, une transparence accrue et une efficacité renforcée. 

Les participants de la 14e conférence de la DGI©️Faso7

Aussi, la digitalisation des archives, selon ses dires, est une opportunité unique pour la DGI de réduire les délais de traitement et de prévenir la corruption et l’usage du faux en garantissant aux usagers un service plus fiable, plus rapide et accessible.

« Une vérité demeure, la performance de nos réformes dépend de la qualité de nos archives. En effet, nous ne pourrons pas devenir l’administration moderne, efficace et résiliente que nous voulons être d’ici 2027, sans une gestion rigoureuse, professionnelle et entièrement repensée de nos archives, physiques comme électroniques », a-t-elle indiqué avant d’ajouter que le thème s’inscrit dans la démarche de la direction générale des Impôts à suivre la dynamique de digitalisation des processus administratifs amorcé par le gouvernement.

La ministre déléguée chargée du budget, Fatoumata Bako/Traoré, a insisté sur le fait qu’une administration fiscale sans archives fiables et accessibles en temps réel est confrontée à des risques majeurs. Cette administration accroît sa performance si elle est dotée d’un système moderne d’archivage des documents.  

« L’avenir de la DGI, et donc celui de la mobilisation optimale des ressources intérieures, dépend largement de la manière dont elle protège, classe, sécurise et valorise sa mémoire administrative. Une information bien classée, protégée et disponible en temps utile renforce la décision publique, améliore la qualité du service et sécurise la relation avec le contribuable », a soutenu Fatoumata Bako/Traoré.

Elle a rassuré que le ministère de l’Économie et des Finances se tiendra aux côtés de la DGI dans la mise en œuvre de cette transformation. Toutes ces actions ont pour objectif de faire de l’archivage un outil stratégique au service de la performance, de la transparence et de la confiance.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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