Burkina Faso : L’APSAB engage les assureurs burkinabè dans la réflexion sur l’IA

L’Association Professionnelle des Sociétés d’Assurance du Burkina (APSAB) du Burkina Faso a organisé, le vendredi 19 décembre 2025, une conférence consacrée aux enjeux de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur des assurances à l’ISSP au sein de l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.
Dès l’entame, le premier conférencier du jour, Abasse Balima, consultant en systèmes d’information, a expliqué que l’adoption de l’IA permet d’optimiser les résultats et de minimiser les ressources à travers la réduction des coûts, l’amélioration de la qualité, l’accélération des processus et la satisfaction client. C’est donc une “épine dorsale”, a-t-il indiqué.
Il souligne également que l’IA permet “d’aller de manière très poussée dans le traitement des sinistres”. Selon lui, “à tous les niveaux, nous avons besoin de l’IA pour aller de l’avant, que ce soit au niveau du scoring, de la tarification, de la compréhension des éléments, de l’analyse des sinistres ou encore de la détection des fraudes. L’IA va agir dans tous les pans du processus de l’assurance”, a-t-il poursuivi.
Toutefois, l’IA n’est pas uniquement avantageuse pour le secteur, selon l’expert, qui explique qu’elle peut présenter des limites allant jusqu’à la production de “faux dossiers de sinistres”.
Les deux conférenciers du jour ont présenté les nouvelles avancées en matière d’intelligence artificielle à travers la présentation de modèles existants, ainsi que les avantages et les risques liés à leur utilisation dans le secteur des assurances. Le second intervenant, Dr Boukary Ouédraogo, a quant à lui présenté une solution conçue spécialement pour cette conférence.
C’est dans cet intérêt que l’APSAB a initié cette conférence, inscrite au cœur de ses 72 heures, selon Osée Gaétan Quenum, Administrateur et Directeur général de Raynal Assurances, par ailleurs superviseur de la commission Presse et Communication de l’APSAB. Cette conférence est donc l’occasion de s’intéresser de manière “pratique et interactive” à la question de l’IA et de “repartir avec des éléments clairs sur le lien entre IA et assurance”.
Il espère enfin qu’au sortir de cette rencontre, les acteurs présents puissent prendre en compte les recommandations des experts : aller vers des solutions plus rapides et moins coûteuses, comme l’a suggéré Abasse Balima, avec une solution basée sur les prompts et les chatbots entraînés par les entreprises elles-mêmes et à partir de leurs propres données, afin d’éviter de confier des données confidentielles aux IA génératives existantes.
Plus de 200 participants ont pris part à cette activité, organisée en marge des 72 heures de l’Assurance au Burkina. Celles-ci avaient débuté mercredi dernier par une émission télévisée autour du thème « Comprendre son assurance ».
Zoundi Relwendé Frédéric
Faso7



