Ouagadougou : Le PDS prône la « tolérance zéro » contre la corruption à la Police municipale

La Mairie de Ouagadougou a procédé à la montée des couleurs, ce 24 février 2026. Le Président de la Délégation Spéciale a saisi l’occasion pour se prononcer sur certaines questions concernant la Police municipale.
Le PDS Maurice Konaté a abordé cinq (5) points : la corruption à la Police municipale, la mauvaise gestion de la fourrière, la gestion des désordres urbains, le management du personnel et la sécurisation des équipements marchands.
Maurice Konaté a fait un constat amer sur la corruption au sein de la Police municipale. Il a déploré le fait qu’à chaque classement du REN-LAC sur la corruption, la Police municipale arrive en tête de liste. Ce classement ne lui fait pas honneur. Maurice Konaté a estimé que ce classement aurait dû amener les agents à devenir des acteurs de la lutte contre la corruption.
Non seulement la Police municipale ne recule pas dans le classement du REN-LAC, mais pire, les pratiques liées à la corruption s’accentuent. Il y a, a déclaré Maurice Konaté, des brebis galeuses au sein du service qui tendent à nuire à son image en continuant de promouvoir la corruption. Il est temps, a insisté le PDS, que ces pratiques cessent.
Le PDS a regretté que lors de la sortie du KORAG, la Police municipale se soit retrouvée une fois de plus au premier plan. « Depuis que je suis arrivé à la tête de la commune de Ouagadougou, quand le REN-LAC fait le classement, nous sommes toujours les premiers au niveau de la police municipale. Il y a des gens qui ont tenté de nous défendre, mais aujourd’hui, ils sont en train de remuer leur langue parce qu’il y a des faits qui sont têtus. Tout de suite, quand le KORAG a fait sa sortie, la police municipale était encore au premier plan. Je rentre la nuit, je ne dors pas. Que faut-il faire ? », a interrogé Maurice Konaté.
Il a regretté que, depuis sa prise de fonction, en trois ans, aucun policier municipal n’ait signalé une tentative de corruption. De deux choses l’une : soit il n’y a pas de corruption, soit, à défaut, les agents tendent à la cacher pour bénéficier des retombées. Ce sera « tolérance zéro » pour les actions de corruption, a-t-il déclaré.
« Que ce soit la première ou la dernière fois qu’on nous envoie encore des cas comme ça [cas de corruption, NDLR]. Ces derniers [corrompus, NDLR], ils seront aussi punis comme les autres. On va les passer en conseil. Ils seront jugés et la loi leur sera appliquée. Et toute personne qui va continuer à avoir ce genre de comportement sera aussi punie », a soutenu Maurice Konaté.
Pour le PDS, le policier municipal n’est pas sur les routes uniquement pour signer des contraventions. Il peut sensibiliser les populations pour les amener à changer de comportement.
Sur le management du personnel de la Mairie, Maurice Konaté a appelé les chefs de service et les différents responsables à instaurer un cadre de concertation. Il peut être trimestriel ou semestriel, selon Maurice Konaté. Il faut que les agents puissent échanger avec les chefs et vice-versa. « Quand on dit à la souris de ne pas prendre le sumbala, il faut dire aussi à la maman de bien poser son sumbala. Il faut ce cadre. Vous m’écrivez et vous me dites que ça a été instauré. Les conclusions de ce cadre, je vais les voir. C’est aussi important. Si vous laissez tout le monde aller à son propre compte, ça ne peut pas aller. Il faut toujours cadrer les gens », a souligné le PDS.
Saydou Ismaël GANAME
Faso7



