Action humanitaire : Les étudiants en fin de formation à l’ISSH reçoivent leurs diplômes

L’Institut Supérieur de Sécurité Humaine (ISSH) a remis à ses étudiants en fin de cycle universitaire, leurs diplômes . C’était au cours d’une cérémonie organisée ce 7 mai 2022 à Ouagadougou en présence des étudiants, des parents, des responsables de l’institut et plusieurs personnalités nationales et internationales.
Les responsables de l’Institut Supérieur de Sécurité Humaine (ISSH) ont remis à leurs étudiants en fin de cycle de licence et master, leurs diplômes. Il s’agit notamment des étudiants formés dans les filières d’enseignement que sont, Sécurité alimentaire et nutrition en situation d’urgence SANU, Gestion des Conflits et Construction de la Paix, Coordination et management de l’action humanitaire et la Gestion de la Sécurité Globale. « Aujourd’hui présents ils sont 62. Ils sont plus nombreux que cela », a précisé Zakaria Tiemtoré, Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’ISSH.

Moïse Tiendrebeogo fait partie des bénéficiaires, il est étudiant en fin de formation de Licence de Gestion des Conflits et Construction de la Paix et par ailleurs Commissaire de Police. Pour lui, la formation à ISSH lui a permis d’avoir des plus-values pour la réussite de sa mission auprès des populations, au regard de la situation sécuritaire difficile que connait le Burkina Faso. « C’est une journée véritablement solennelle, parce que c’est le couronnement de trois (O3) ans de formation dont on a eu un capital connaissance très important », a-t-il ajouté.
L’ISSH forme à mettre l’humain au centre
Le Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’ISSH, Zakaria Tiemtoré, est revenu sur la formation proposée par l’institut. A l’en croire, l’idée est que les personnes qui y sont formées puissent mettre l’être humain au centre. Pour lui, il est plus que jamais nécessaire que la valeur humaine soit celle qui est au-dessus des autres valeurs. « Les hommes et les femmes que nous formons entendent cela, apprennent ensuite à manipuler les outils nécessaires pour être sur le terrain dans l’action auprès des populations, notamment de celles qui sont vraiment les plus vulnérables. Du coup ça nous permet de redonner de l’espoir, et de s’assurer qu’ensemble nous allons pouvoir donner à notre humanité beaucoup plus d’amour, beaucoup plus de force », a-t-il laissé entendre.

Abdouraouf Gnon-Kondé, Représentant Pays du Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) au Burkina Faso, par ailleurs parrain de la cérémonie, a prodigué des conseils aux nouveaux diplômés. « Les conseils c’est déjà de faire les leurs les principes dont ils ont été outillés, la connaissance dont ils ont eu à bénéficier ici, parce que certains d’entre eux seront certainement dans les bureaux mais la grande majorité va se retrouver sur le terrain. Et quand on est sur le terrain face donc à ces populations vulnérables, il faut agir en étant informé, en étant équipé, en étant pleinement conscient des enjeux de l’action humanitaire », s’est-il exprimé.
Le Représentant Pays du HCR a aussi salué le travail effectué par l’ISSH en matière de formation. Selon lui, c’est la première fois qu’il voit dans un pays, un institut comme l’ISSH qui forme des futures cadres dans l’humanitaire. « C’est la première fois que je vois dans un pays un institut comme celui-ci qui prépare à former de futurs cadres qui ont l’ambition d’évoluer dans le monde humanitaire. Dans le monde humanitaire vous avez des besoins et ça semble si évident, ça semble si tangible, ça semble si simple, mais il n’y a rien d’aussi compliqué lorsqu’on choisi d’avoir une approche humaine dans des crises aussi complexe que celle qui nous affecte aujourd’hui », a déclaré Abdouraouf Gnon-Kondé.
Les mérites de trois personnalités reconnues
En marge de cette cérémonie de remise de diplômes, trois (03) personnalités œuvrant dans le domaine humanitaire ont reçu la distinction « Humanité » avec des trophées, de la part des responsables de l’ISSH. Il s’agit de Salif Kiékiéta alias Smarty, en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF, Mariam Bonkoungou, Fondatrice de l’association « Ramziya Joie » et Pulchérie Lankoandé, diplômée en Psychologie Clinique, en Gestion des Conflits et Construction de la Paix et en prise en charge d’enfants autistes.

« On est satisfaits parce que c’est une marque de reconnaissance. Ça nous fortifie plutôt dans l’exercice du métier qu’on fait. Ça permet de comprendre que notre musique n’est pas uniquement faite pour rentrer de l’argent ou pour notre développement personnel, mais elle contribue aussi à l’humanité, elle est utile pour notre société », s’est exprimé Smarty, visiblement satisfait après avoir reçu sa distinction .

Au cours de la cérémonie, en prenant la parole, le Directeur Académique de l’ISSH, Boureima Ouédraogo, a exhorté les nouveaux humanitaires à poursuivre leurs études jusqu’au doctorat. « LMD (Licence-Master-Doctorat, ndlr) ne s’arrête pas au L ni au M. Il y a un D contre-courant que je vous demande donc de penser à atteindre. Légitimement vous allez pouvoir le faire et la maison s’apprête justement à vous aider avec cela », a-t-il affirmé.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



