Burkina Faso : 36 nouveaux Guideurs Aériens Tactiques Avancés (GATA) renforcent l’armée de l’air

Trente-six (36) nouveaux Guideurs Aériens Tactiques Avancés (GATA), la 3e cohorte de l’année 2025, sont prêts à apporter leur expertise dans la sécurisation du territoire national et la lutte contre le terrorisme. Dans l’après-midi du 11 septembre 2025, une cérémonie tenue au sein de la base aérienne 210 à Bobo-Dioulasso a consacré la fin de leur stage. Elle était placée sous le patronage du chef d’état-major de l’armée de l’air, représenté par le chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air, le Lieutenant-colonel Richard T. Bonkoungou.
L’importance des GATA sur le théâtre des opérations n’est plus à démontrer, selon le Commandant Théodore Kabré, commandant le Centre d’Instruction et de Formation de l’Armée de l’air. Dans les opérations de reconquête du territoire national, les vecteurs aériens sont sollicités durant toutes les phases et l’efficacité de leur mission dépend fortement de la coordination Air-Sol, argumente-t-il.
Le Commandant Kabré précise que cette coordination capitale est assurée par des soldats d’élites intégrés aux forces terrestres de premier échelon dont les responsabilités sont d’identifier et désigner les objectifs prioritaires pour les frappes aériennes ciblées. Leur responsabilité est aussi de guider et corriger en temps réel les tirs des aéronefs d’attaques, coordonner l’action des divers moyens aériens tels que les chasseurs, les hélicoptères et drones, communiquer en permanence avec le commandement aérien afin d’optimiser l’efficacité des opérations.
Ils auront également comme tâche d’évaluer les dommages causés aux objectifs et assurer un retour d’expérience, entre autres. La moyenne de classe de 16,38/20 et 18,68/20 pour le major, témoigne de leur engagement sans faille et de leur professionnalisme exemplaire, se convainc le Commandant Théodore Kabré.
Ce sont donc de nouvelles compétences aguerries qui sont mises à la disposition des Forces de défense et de sécurité, a dit le Lieutenant-colonel Richard T. Bonkoungou, Chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. Il explique aussi que sur le théâtre des opérations, il y a souvent un besoin accru d’intervention aérienne.
« Le langage aérien est souvent particulier qui peut handicaper l’intervention des vecteurs aériens. L’effectif que nous mettons aujourd’hui à la disposition des unités combattantes est très important pour nous. Cela permettra une occupation spatiale importante », dit-il.
Le GATA, une spécialité militaire qui permet une coordination efficace entre les forces aériennes et terrestres
Selon le Lieutenant Ben Idriss Sanon, délégué de la promotion, cette formation représente un atout majeur pour leurs capacités opérationnelles. Il a précisé que durant le stage, ils ont notamment appris le guidage pour les frappes aériennes et l’OMB pour la pose des aéronefs sur zone. Le lieutenant a également expliqué que le GATA est une spécialité militaire qui assure une coordination efficace entre les forces aériennes et terrestres, garantissant une utilisation optimale des aéronefs de l’armée.
Le GATA agit comme les yeux du pilote au sol, facilitant son action. A noter que le stage de formation s’est déroulé en deux phases, du 20 juillet au 10 septembre 2025, au sein de la base aérienne 210.
Il a eu d’abord une phase théorique durant laquelle les stagiaires ont acquis les fondamentaux de la spécialité. Ensuite, une phase pratique de guidage a permis aux stagiaires de se perfectionner sur le terrain. Lors de la cérémonie, les stagiaires ont d’ailleurs démontré les compétences acquises durant leur formation.



