Burkina Faso : Le ministère de la Justice présente ses rapports sur les droits humains aux partenaires

Le ministère de la Justice a tenu, ce 10 août 2026 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les partenaires au développement sur la situation des droits humains et la contribution des Forces de défense et de sécurité (FDS) à leur protection.

La rencontre est consacrée à la présentation de trois rapports. Le premier document à présenter aux partenaires est le rapport national 2023-2025 sur la situation des droits humains au Burkina Faso. Le deuxième texte regroupe, quant à lui, les rapports 2015-2023 et 2024 sur la contribution des Forces armées nationales, des Forces de sécurité intérieure et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à la protection des droits humains.

À travers ces documents, Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice, a fait savoir que le Burkina Faso a souhaité présenter aux partenaires les actions menées en matière de promotion des droits humains. Il est essentiel, a-t-il souligné, que l’ensemble des initiatives prises par les Forces de défense et de sécurité ainsi que par les VDP en faveur des droits humains soient connues de tous.

​« Lorsqu’une école rouvre, c’est un droit qui renaît. Lorsqu’un centre de santé fonctionne à nouveau, c’est un droit qui renaît. Lorsqu’une famille peut regagner son village en sécurité, c’est un droit qui renaît. Lorsqu’un citoyen peut accéder à la justice, c’est la dignité de l’État qui se renforce. Les rapports qui nous réunissent aujourd’hui ne sont donc pas de simples documents administratifs. Ils sont un exercice de documentation, de transparence et de responsabilité. Ils rendent compte des actions entreprises. Ils montrent les progrès réalisés. Ils identifient les difficultés », a déclaré Harouna Kadio.

​Les différents rapports présentés aux acteurs sont le fruit d’une démarche participative et inclusive. Le ministère de la Justice, à travers la Direction générale des droits humains, a travaillé de concert avec la direction de la protection contre les violations des droits humains, la direction du Centre d’information, d’écoute et d’orientation en droits humains et la direction de l’éducation aux droits humains. La Primature, le ministère chargé de la Culture, des historiens, des sociologues, des anthropologues, la chefferie coutumière et les confessions religieuses ont aussi pris part à l’élaboration des rapports. Des enquêtes sur le terrain ont également permis d’élaborer ces différents documents.

​« Nous sommes prêts à entendre les critiques lorsqu’elles sont fondées. Nous sommes prêts à corriger lorsque des insuffisances sont établies. Nous demandons aussi que le Burkina Faso soit regardé avec objectivité, rigueur et connaissance de sa réalité. Car en matière de droits humains, la vérité ne doit jamais être victime de la guerre de l’information. Notre meilleure réponse aux fausses informations n’est pas la polémique. C’est la preuve. Notre meilleure réponse aux accusations infondées n’est pas le silence. C’est la documentation. Et notre meilleure réponse aux incompréhensions n’est pas la rupture. C’est le dialogue », a souligné Harouna Kadio.

Il a rappelé que le Burkina Faso se veut un État souverain et de droit, soucieux de protéger ses frontières autant que ses citoyens. Pour le secrétaire général, le pays combat le terrorisme sans jamais perdre de vue la dignité humaine. La lutte pour la souveraineté, a-t-il insisté, ne s’oppose pas aux droits humains : elle vise au contraire à créer les conditions nécessaires à leur exercice réel et effectif.

​Saydou Ismaël GANAME

Faso7

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