Burkina Faso : La CNDH outille les populations de Tannounyan sur les voies de recours à la Justice

La Commission nationale des droits humains (CNDH) tient, à Tannouyan, un atelier de formation consacré aux voies de recours au profit des groupes vulnérables. Débutée ce lundi 20 octobre 2025, cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’accès à la justice pour toutes les couches sociales, notamment celles souvent marginalisées dans les processus judiciaires.
Présidant la cérémonie d’ouverture de cet atelier qui doit durer trois jours, Mme Gonta Alida Henriette DA, présidente de la CNDH, a révélé les difficultés persistantes d’accès à la justice pour les populations vulnérables.
« L’accès à la justice reste entravé par un manque d’information, de compréhension des procédures et parfois même par une peur des institutions judiciaires », a-t-elle souligné, avant d’inviter les participants à des échanges “francs et fructueux dans un français accessible à tous”.
L’objectif de cette formation est de diffuser l’information factuelle relative à l’accès à la justice. Il s’agit d’outiller les responsables d’associations et d’organisations de la société civile afin qu’ils deviennent, à leur tour, des relais efficaces dans la défense et la promotion des droits fondamentaux.
Lever le voile sur les “mythes” des voies de recours
« Nous avons constaté qu’il existe un véritable mythe autour des voies de recours. Beaucoup de citoyens ignorent le fonctionnement des institutions judiciaires et les démarches pour faire valoir leurs droits. Il était donc nécessaire que la CNDH éclaire les populations sur ces questions », a soutenu la présidente de la CNDH à l’issue de la Cérémonie.
Pour la Présidente, les personnes en situation de handicap, les enfants, les personnes âgées, ou encore celles en détresse, restent souvent les plus éloignées des mécanismes de justice. C’est une situation à laquelle la CNDH entend remédier.
« Nous voulons que chaque citoyen, sans distinction, puisse jouir pleinement de ses droits », a-t-elle martelé.
Former, adapter et sensibiliser pour durer
Au-delà de cette session, la CNDH entend pérenniser les acquis en multipliant les cadres d’échanges et de formation.
« Nous travaillons à renforcer les capacités des organisations de la société civile pour qu’elles adaptent leurs actions au contexte actuel. Le pays traverse une phase de transition populaire, et il est important que tous les acteurs œuvrent dans le même sens », a indiqué Mme DA.
Cette démarche vise, selon elle, à mieux harmoniser les efforts entre société civile et autorités publiques, afin de construire un environnement social plus juste et cohérent avec les aspirations nationales.
Durant trois jours, les participants échangeront sur les mécanismes institutionnels de recours, les procédures judiciaires, les droits fondamentaux et les stratégies d’accompagnement des victimes.
Les conclusions de ces travaux devraient contribuer à renforcer la culture des droits humains au sein des communautés et à rapprocher davantage la justice des citoyens.
Boubak KARAMA (Correspondant)
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