Burkina Faso : Le meurtrier de l’ancienne ministre Viviane Yolande Compaoré écope de 25 ans de prison ferme

Viviane Yolande Compaoré, ex-ministre des Transports et ancienne gouverneure de la région du Nord au Burkina Faso, a été assassinée le 10 janvier 2026 à son domicile du quartier Karpala à Ouagadougou. Le procureur du Faso près le TGI Ouaga II a lancé un appel à témoins le 12 janvier 2026, suivi de l’interpellation le 13 janvier de Wendpanga Yanick Bougouma, une connaissance de 26 ans employé de commerce sans domicile fixe, principal suspect.

Le procès en flagrant délit pour assassinat et vol aggravé s’est ouvert le 30 janvier 2026 devant la chambre criminelle du TGI Ouaga II. À la demande de la défense pour plus de temps d’étude du dossier, l’audience a été renvoyée au 20 février 2026, malgré l’opposition initiale du parquet.

Le 20 février 2026, Me Sosthène Edgar Dabiré, avocat de l’accusé, a requis une expertise psychiatrique, invoquant des éléments interrogeant l’état mental de Bougouma après examen du dossier et un entretien.

Le parquet, représenté par Prosper Thiombiano, s’y est opposé, soulignant la constance des aveux et la clarté des preuves médico-légales et de la reconstitution. Le tribunal a toutefois ordonné l’expertise et renvoyé l’affaire au 13 mars 2026.

Déroulement de l’audience du 13 mars et décision du tribunal

L’audience du vendredi 13 mars 2026 au TGI Ouaga II a vu les témoignages de la belle-fille, du neveu de la victime, de la dame de ménage et du père de l’accusé, ainsi que les plaidoiries des parties civiles. L’accusé a présenté des propos ambigus, affirmant ne pas se souvenir des faits du 10 janvier, demandant pardon et déclarant un « grand amour » pour la victime.

Après démonstration du caractère prémédité de l’assassinat et du vol aggravé, le procureur Prosper Thiombiano a balayé l’expertise psychiatrique évoquant un trouble neuro-psychique. Il a argué qu’il ne s’agit ni de démence ni d’irresponsabilité pénale, mais d’une tentative de diversion post-crime.

Il a requis la réclusion à perpétuité contre Bougouma, sans mesure de prise en charge, et la restitution des scellés à la famille. Après les plaidoiries finales de la défense, le tribunal a décidé de condamner l’accusé à 25 ans de prison fermes, plus une amende d’un franc symbolique.

Josué TIENDREBEOGO 

Faso7

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