Journées nationales des Actions sur le Foncier : 72 heures de réflexion pour relever les défis au Burkina Faso

Ouagadougou abrite, du 26 au 28 novembre 2024, la deuxième édition des Journées Nationales des Actions sur le Foncier (JNAF). Placée sous le thème : « La politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (PNSFMR) face aux défis sécuritaires et climatiques », cette rencontre offre un cadre d’échange et de réflexion approfondie sur l’adaptation des politiques foncières aux réalités actuelles.

Au Burkina Faso, la terre représente un pilier économique et social, et peut être source de cohésion ou de tensions sociales. La crise sécuritaire, les effets du changement climatique et la vulnérabilité des communautés rurales aggravent ces tensions. Ces défis appellent à une adaptation urgente des politiques foncières pour répondre aux enjeux actuels.

Pour juguler ces défis, la Plateforme nationale Multi Acteurs sur le foncier (PMAF), en collaboration avec divers partenaires, organise les Journées Nationales d’Actions sur le Foncier (JNAF) sous le thème « la politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural dans un contexte de crise sécuritaire et de changement climatique ».

« Le thème de ces journées dédiées au foncier est plus qu’interpellateur. En effet, les crises sécuritaires et les changements climatiques affectent considérablement l’accès au foncier des couches les plus vulnérables que sont les femmes et les enfants. Aujourd’hui, des milliers de familles sont contraintes de quitter leurs terres, des tensions naissent autour de l’accès aux ressources, et la pression sur les terres fertiles augmente », a souligné Adama Boro, directeur général du foncier, représentant du ministre en charge de l’Agriculture.

Adama Borro, directeur général du foncier, représentant le ministre en charge de l’Agriculture-©Faso7

Pour ce dernier, ces journées nationales viennent à point nommé dans ce sens qu’elles contribueront à la recherche de solutions pour mettre fin aux crises foncières exacerbées par l’insécurité et les changements climatiques. « Vous savez que les activités de production agricole dans son entièreté […], toutes ces activités qui entrent dans le cadre du développement rural reposent sur la terre. Et naturellement, si cette question n’est pas appréhendée avec beaucoup de rigueur, ça va impacter négativement sur le développement de ces activités », a-t-il renchéri.

Pour l’ONG International landing coalition (ILC), le foncier et les crises sécuritaires et climatiques sont intrinsèquement liées. « Le foncier intervient donc en amont et en aval de la crise sécuritaire. Et il en est de même des changements climatiques », a défendu Moïse Mbimbé, représentant de ILC.

Après une première édition tenue en 2022 qui a enregistré de bons résultats, une seconde édition s’imposait. « Les lignes ont bougé », a dit Issoufou Ganou, secrétaire exécutif de l’observatoire national du foncier, faisant allusion à la relecture de la loi portant promotion immobilière et bien d’autres.

Issoufou Ganou, secrétaire exécutif de l’observatoire national sur le foncier-©Faso7

Les JNAF réuniront une centaine de participants issus de structures étatiques, collectivités territoriales, société civile, ONG, partenaires techniques et financiers, autorités traditionnelles et religieuses et bien d’autres. La méthodologie comprend des échanges en salle, des panels thématiques, une visite terrain et des travaux de groupe pour élaborer des stratégies et recommandations.

Bamboado Edwige OUOBA

Faso7

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