Burkina Faso : ‘’L’appel des femmes’’ invite à une gouvernance inclusive

‘’L’appel des femmes’’ a organisé ce 27 mai 2023, un café débat pour permettre aux femmes de mieux s’impliquer dans la résolution de la crise sécuritaire. Ce café débat a réuni plus d’une centaine de femmes.
Conscientes du rôle qu’elles doivent jouer, elles se sont réunies autour du thème, « Rôle de la femme burkinabè dans la lutte contre le terrorisme-appel à la cohésion sociale ».
Il s’agit d’un cri de cœur de femmes très préoccupées par l’avenir de la patrie, et déterminées à s’impliquer dans la définition des stratégies idoines afin de vaincre le mal pour le bien de la nation, selon Dr Clarisse Mérindol Ouoba, coordonnatrice de l’appel des femmes.
« Elles disent non à la barbarie des groupes armés qui saignent les enfants de la terre sacrée de leur mes ancêtres ! Elles disent stop à toutes les formes de stigmatisation de groupes communautaires au Burkina Faso ! Elles disent non à toutes tentatives et actions de divisions des forces vives de la Nation ! Elles disent non à la Souffrance ! », a-t-elle déclaré.

Par cette occasion, conscientes du rôle qu’elles doivent jouer dans la lutte contre le terrorisme et le retour de la paix au Burkina Faso, se rappelant la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, elles ont entre autres, interpellé tous les citoyens burkinabè sur la nécessité d’œuvrer ensemble pour la paix des cœurs, du pardon et la réconciliation.
« Nous avons trouvé important à travers des expériences que nous avons suivis dans des pays voisins du Burkina Faso, qu’il était temps qu’il y ait un autre cri de cœur et c’est ce cris de cœur qui est transcris dans l’appel des femmes du Burkina Faso pour la paix et la réconciliation », a-t-elle déclaré en ajoutant qu’il s’agit d’une volonté d’avoir une autre prise en compte des femmes dans les décisions stratégiques qui permettront de définir des lignes d’action pour la lutte contre l’insécurité.
Cet appel des femmes est structurée en 5 parties dont la première partie retrace les turbulences politique sociale vécues au Burkina Faso, la seconde partie fait une photographie de la situation actuelle dans cette crise, la troisième partie est le refus de toutes les formes de dérives. La 4e partie, elle sonne la mobilisation de tous.

Elles ont par ailleurs lancé un appel solennel au Président de la Transition, chef de l’Etat, à travers la 5e partie de l’appel qui est en elle structurée en 3 parties, pour une gouvernance inclusive.
« Pour le rassemblement de tous les Burkinabè sans exception de la recherche de la paix au Burkina Faso. Une gouvernance d’union nationale, inclusive et participative de l’ensemble des forces vives de la Nation...Nous demandons la poursuite de réconciliation nationale qui est un objectif de la charte de la transition », a exhorté Dr Clarisse Mérindol Ouoba.
Notons que ce café débat est un cadre d’échange à bâton- rompu entre actrices des débats sur l’implication de la femme, pour écouter les femmes, afin qu’elles proposent elles même des pistes de solutions pour une bonne avancée.
L’appel des femmes du Burkina est une initiative citoyenne des femmes qui sont préoccupées par la situation nationale sur le plan sécuritaire et qui estiment qu’il faut plus jamais une union. Il a déjà plus 500 adhésions dont 400 adhésions sur le site web et des adhésions manuscrites. Les initiatrices souhaitent organiser très prochainement une rencontre des femmes du Burkina Faso pour la paix et la réconciliation nationale.



