Burkina Faso : Assami Kouanda, un disciple de Compaoré s’en est allé

Assami Kouanda, ancien Secrétaire exécutif national du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et ancien ministre d’Etat, est décédé ce 1er juin 2021 à l’âge de 65 ans, dans un centre de santé à Abidjan.

L’un des ténors du parti, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), a rendu l’âme ce 1er juin 2021 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il s’agit de Assami Kouanda, né le 31 décembre 1956 et exilé en Côte d’Ivoire depuis l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

De son vivant, la carrière politique d’Assami Kouanda a été successivement marquée par l’occupation de certains postes tels que celui d’animateur des inter-CDR au temps de la Révolution (Comité de Défense de la Révolution) ; celui de maire de la commune de Nongr-Maasom, à Ouagadougou de 1989 à 1991 ; celui de conseiller municipal de la commune de Ouagadougou de 1995 à 2000 ainsi que celui d’ambassadeur à Rabat au Maroc.

Par ailleurs, Assami Kouanda a été Directeur de cabinet de la Présidence du Faso, avec rang de ministre à partir du 5 mars 2004. Il a également été le directeur de campagne du candidat Blaise Compaoré aux élections de 2010 avant d’occuper en 2011 à nouveau, le poste de Directeur de cabinet de la Présidence du Faso, au portefeuille de ministre chargé du cabinet présidentiel dans le gouvernement de Tertius Zongo. Aussi, sera t-il le secrétaire exécutif national du CDP jusqu’à la chute du régime Compaoré en Octobre 2014.

Rappelons que l’homme est resté fidèle à l’ancien président Blaise Compaoré. En effet, suite à la chute du « Blaiso » lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, Assami Kouanda va rejoindre ce dernier dans son initiative de s’exiler en Côte d’Ivoire.

La mort d’Assami Kouanda intervient à une période où l’on parle beaucoup de réconciliation nationale au Pays des Hommes Intègres. Ce 1er juin 2021, quelques heures avant l’annonce du décès d’Assami Kouanda, Zéphirin Diabré, le ministre de la Réconciliation Nationale a, lors d’un point de presse, appelé toutes les personnes qui se considèrent comme étant exilées politiques « à revenir au Faso », tout en acceptant de se mettre à la disposition de la justice, au cas où ces personnes auraient des comptes à rendre à la justice.

Lire aussi?Zéphirin Diabré en Côte d’Ivoire : « Je ne suis pas allé chez le président Compaoré »

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page