Ouagadougou : La délégation spéciale rappelle la réglementation sur les cortèges et invite au respect strict des dispositions

La présidence de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou a publié, ce 8 septembre 2026, un communiqué rappelant à l’ensemble des citoyens la réglementation en vigueur relative à la formation des cortèges. Ce rappel fait suite au constat du non-respect, par certains bénéficiaires d’autorisations, des dispositions prévues à cet effet.
La formation des cortèges dans la commune de Ouagadougou est régie par l’arrêté n°2024-270/CO/MICAB/DAJC du 12 décembre 2024. Selon ce texte, est considéré comme cortège « toute suite de personnes avançant ou défilant au moyen d’engins motorisés ou non, en l’honneur d’une personne ou à l’occasion d’un événement ». Sont toutefois exclus de cette définition les cortèges funèbres, les cortèges officiels ainsi que ceux des Forces de défense et de sécurité et de leurs auxiliaires.
L’arrêté fixe des conditions précises pour la formation des cortèges. Toute organisation d’un cortège doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’autorité communale compétente, au moins 72 heures avant la tenue de l’événement. Cette déclaration doit notamment préciser les identités et adresses complètes des trois principaux responsables, ainsi que le jour, l’heure et l’itinéraire prévus. L’autorité compétente dispose ensuite d’un délai de 24 heures avant la date prévue pour formuler, le cas échéant, ses observations à l’endroit des responsables.
Le texte encadre également strictement la composition des cortèges. Ceux-ci ne peuvent excéder dix véhicules automobiles et cinq engins à deux roues. La circulation en file indienne est obligatoire afin d’éviter d’occuper toute l’emprise de la voie publique. L’utilisation de tricycles dans les cortèges est, par ailleurs, formellement interdite.
L’autorité compétente peut, lorsque les circonstances l’exigent, interdire la tenue d’un cortège sur certaines voies ou à certaines heures, en modifier l’itinéraire ou encore y mettre fin à tout moment sur la voie publique ou dans les lieux publics, lorsque le maintien de l’ordre l’exige.
Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par les textes en vigueur. L’exécution de l’arrêté incombe au secrétaire général de la mairie de Ouagadougou, au commandant de la compagnie de gendarmerie du Kadiogo et au commissaire central de police de la ville.
Ce rappel des autorités intervient dans un contexte marqué par la volonté de renforcer la sécurité et de préserver l’ordre public dans la commune de Ouagadougou. La pratique de cortèges non conformes à la réglementation, notamment à l’occasion de cérémonies de mariage et d’autres événements festifs, peut entraîner des perturbations de la circulation et accroître les risques d’accidents.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



