Lutte contre la désinformation : Des journalistes et communicateurs outillés à la construction de messages alternatifs

La Direction générale de la communication et des médias (DGCM) organise, du 28 au 31 juillet 2026 à Dédougou, dans la région des Bankui, une session de formation consacrée à l’élaboration de contenus alternatifs aux messages subversifs et à la désinformation dirigés contre le Burkina Faso. Cette initiative réunit des journalistes et des communicateurs autour d’une démarche visant à renforcer la communication stratégique.

Placée sous le thème « Communication stratégique et lutte contre la désinformation et les messages subversifs contre le Burkina Faso : contributions des journalistes, des communicants, des blogueurs et des FDS au renforcement de l’image du Burkina Faso et à la prévention de l’extrémisme violent », cette première session entend doter les participants des outils nécessaires pour répondre efficacement aux campagnes de désinformation.

La DGCM outille des journalistes et des communicateurs sur la construction de messages alternatifs©️Faso7

À travers cette initiative, la DGCM souhaite associer les professionnels de l’information et de la communication à la lutte contre les discours subversifs. Les participants sont appelés à contribuer à la déconstruction des messages de désinformation, notamment en identifiant les facteurs de radicalisation et d’extrémisme violent.

L’ambition est de passer d’une communication essentiellement réactive à une communication proactive, axée sur la promotion de la résilience des communautés, la déconstruction des discours de haine et la valorisation des efforts de reconquête du territoire national. Selon le représentant du ministre chargé de la Communication, Alexis Yaméogo, les acteurs de l’information jouent un rôle déterminant dans ce combat.

« Les journalistes, les communicants publics, les blogueurs, les leaders d’opinion et, plus largement, tous ceux qui façonnent l’espace public occupent une place déterminante. Votre plume, votre voix, vos images et vos analyses peuvent apaiser ou attiser. Elles peuvent rassembler ou diviser. Elles peuvent éclairer les citoyens ou les égarer. Cependant, agir avec responsabilité ne signifie pas se réfugier dans la prudence stérile. Cela signifie plutôt adopter une éthique de la communication, une pratique rigoureuse, vérifiée, contextualisée et respectueuse des communautés. Car la lutte contre la haine et la désinformation exige non seulement de dénoncer, mais aussi de prévenir la propagation involontaire de discours extrémistes ou la stigmatisation injuste », a-t-il déclaré en lisant le discours du ministre.

Au cours des quatre jours de travaux, plusieurs communications seront présentées autour de la thématique centrale. Les échanges porteront notamment sur l’introduction au mémorandum sur la déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso. Il s’agit entre autres de la veille aux stéréotypes identifiés, les éléments de langage pour la déconstruction des stéréotypes dans les domaines économiques, ainsi que sur le rôle et les responsabilités des acteurs de l’information et de la communication dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

À l’issue de cette session, les participants formuleront des recommandations destinées à améliorer le traitement des sujets sensibles. Elles devront notamment déboucher sur la proposition d’éléments de langage et d’orientations narratives susceptibles de renforcer l’efficacité de la communication stratégique face aux campagnes de désinformation.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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