Des journalistes outillés par l’expert Madi Sakandé sur le rapport entre le secteur du froid et le développement

Afin de montrer l’importance du froid et de la climatisation dans le développement d’un pays, Madi Sakandé expert du domaine a organisé une formation. Des professionnels des médias du Burkina Faso, du Burundi, du Rwanda, du Niger et d’autres pays ont bénéficié de l’expertise du Burkinabè.
Expliquer que le froid et la climatisation ne sont pas un luxe, tel est l’un des combats de Madi Sakandé, expert en froid et climatisation et chef d’entreprise. Face à une diversité de journalistes, il a expliqué que le chemin du développement passe nécessairement par le développement du secteur du froid. « C’est un domaine capital pour le développement », a-t-il dit.
Dans son mot introductif, il a fait savoir que l’un de ses combats est de montrer l’importance du froid pour le développement socio-économique des pays. À ce titre, il a signifié que le froid joue un rôle crucial dans la conservation des produits. « Si vous voulez conserver vos productions et avoir la chance de rentabiliser votre travail, il vous faut nécessairement le froid », a-t-il indiqué.

Même si d’autres méthodes telles que la chaleur ou le conditionnement sous vide peuvent être utilisées pour conserver des produits, Madi Sakandé a rappelé que la meilleure formule reste le froid. Pour lui, « le froid arrête ou ralentit l’activité cellulaire, les réactions enzymatiques et le développement des micro-organismes. Il prolonge ainsi la durée de vie des denrées alimentaires en limitant leur altération ».
Dans cette méthode, l’expert international a laissé entendre que plusieurs techniques peuvent être utilisées. Il s’agit de la congélation, la réfrigération et la surgélation. Il a donné les différences sur chaque procédé avant de marteler que les « produits congelés ou surgelés ne doivent pas être recongelés après une décongélation ».
« La réfrigération consiste à abaisser la température pour prolonger la durée de conservation des aliments. À l’état réfrigéré, les cellules des tissus animaux et végétaux restent en vie pendant un temps plus ou moins long, et les métabolismes cellulaires sont seulement ralentis. La température des aliments réfrigérés est comprise entre 0°C et + 4°C pour les denrées périssables les plus sensibles.
La congélation permet d’abaisser la température d’une denrée alimentaire de façon à faire passer à l’état solide l’eau qu’elle contient. Cette cristallisation de l’eau contenue dans la denrée permet de réduire l’eau disponible pour des réactions biologiques et donc de ralentir ou d’arrêter l’activité microbienne et enzymatique.
La surgélation consiste à congeler rapidement une denrée saine et en parfait état de fraîcheur, en abaissant sa température très rapidement jusqu’à moins (-) 18°C en tout point. Grâce à ce procédé, l’eau contenue dans les cellules se cristallise finement limitant ainsi la destruction cellulaire. Les produits ainsi traités conservent leur texture, leur saveur et peuvent être conservés plus longtemps. Les produits surgelés doivent être étiquetés comme tels et ne doivent pas, au cours de leur stockage ou de leur transport, subir de variations de température »,
Madi Sakandé
Revenant sur le contexte africain en général et celui du Burkina Faso en particulier, l’expert a noté que le froid est encore perçu comme un élément de luxe. Pourtant, à en croire ses propos, cette perception doit être laissée afin de permettre un grand essor du secteur pour le bien-être des populations. À titre indicatif, il a notifié « qu’en Afrique, 70 % des récoltes sont gaspillées à cause d’une chaîne du froid inadéquate ».
Relevant encore la centralité de la question, Madi Sakandé a fait savoir qu’il nourrit l’espoir de voir les pays de l’AES développer la chaîne du froid pour un réel développement endogène. « On parle de développement endogène. Il faut alors penser au secteur du froid afin de permettre aux producteurs de mieux conserver leurs produits et bénéficier le plus possible de leur travail », a-t-il martelé.
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