Burkina Faso: Le RMB invite le MPSR à conjuguer toutes les forces pour le retour de la paix

Le Rassemblement des Mains Blanches (RMB) s’est prononcé sur la situation nationale à travers une conférence de presse ce samedi 25 juin 2022 à Ouagadougou. Ce parti politique dit ne pas vouloir rester indifférent à toute situation qui touche à l’intérêt supérieur de la nation burkinabè. Ainsi, il a inscrit à l’ordre du jour des questions centrales qui font l’actualité au Burkina Faso à savoir les questions humanitaires, sécuritaires et politiques.

La prise du pouvoir le 24 janvier 2022 par le Mouvement patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) « avait donné un ouf de soulagement au sein des populations mais hélas, cela n’a été qu’une courte durée car les forces du mal vont à répétitions faire couler le sang des innocents causants désolations et désespoirs », selon le président du RMB, Salam Sawadogo. Au regard de la dégradation continue de la situation sécuritaire, les responsables de ce parti politique pensent que la libération des ex-RSP pourra être une force de plus contre les groupes armés terroristes. « Nous pensons que les ex-RSP qui sont actuellement détenus peuvent faire quelque chose », a laissé entendre, Salam Sawadogo.

De même, selon le président du RMB, s’il y a la sincérité auprès des militaires radiés qui demandent à apporter leur contribution dans la lutte contre les groupes armés non étatiques, ils méritent d’être entendus. « Nous avons entendu parler des anciens militaires radiés. C’est un cri de cœur qu’ils ont lancé et nous, dans cette dynamique-là, nous pensons que si c’est dans la sincérité que tous, ils peuvent contribuer à amener la sécurité, la paix dans ce pays, je pense qu’il faut en écouter et ça vaut le coup », a-t-il ajouté.

Sur la question de la réconciliation nationale, le premier responsable du RMB prône la justice transitionnelle car, à l’en croire, il faut penser à l’intérêt supérieur de la nation.

« Je pense que le Burkina Faso est dans une phase qui dépasse tous les maux. Et il faut en savoir trouver les raisons et les solutions. Bien sûr, on ne peut pas laisser la justice, on ne peut pas laisser la vérité mais il faut penser à l’intérêt supérieur de la nation. On ne peut pas vouloir de quelque chose et de son contraire. Soit, nous décidons d’aller de l’avant et laisser certaines choses tombées, soit nous décidons de mettre toujours des blocages, qui, peut-être, sont des fissures du tissu social de notre pays. Moi particulièrement, en tant que président du Rassemblement des Mains Blanches, personnellement, moi Salam Sawadogo, je veux que le Burkina Faso aille vers une justice transitionnelle à l’image de celle qui s’est passée en Afrique du Sud que nous voyons aujourd’hui », a expliqué Salam Sawadogo.

Le Rassemblement des Mains Blanches a suggéré au nouveau pouvoir actuel, la libération des généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé, du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana et de l’ex-Président Roch Marc Christian Kaboré. Il a également demandé de faciliter les conditions de retour de tous les exilés politiques et « particulièrement » l’ancien Président Blaise Compaoré et la déclaration de « guerre totale » contre le terrorisme.

Elisé S. SOME

Faso7

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