Accroissement des productions agricoles irriguées : Les recommandations du CES

Le président du Conseil Économique et Social (CES), Bonaventure Ouédraogo a présidé ce lundi 20 décembre 2021 à Ouagadougou, la cérémonie de clôture des travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2021. Les travaux cette session se sont tenus du 23 novembre au 20 décembre 2021.

La deuxième session ordinaire de l’année 2021 du Conseil Économique et Social (CES) était placée sous le thème, « Accroissement substantiel et durable des productions agricoles irriguées : Quelles stratégies pour assurer une disponibilité et une exploitation efficace des eaux au Burkina Faso ? ».

Selon le président du CES, Bonaventure Ouédraogo (Sao Naaba), le Burkina Faso compte beaucoup sur l’agriculture pluviale pour produire suffisamment afin d’assurer la « pitance quotidienne ». Pour lui, le développement de l’irrigation est une alternative qui va permettre la sécurisation, l’intensification et l’accroissement de la production agricole pour répondre aux besoins de la population.

 un audit des périmètres aménagés

 

« Nous pensons que l’agriculture irriguée peut effectivement nous permettre d’accroître de façon considérable les productions, de diversifier les productions (…) cette agriculture irriguée peut nous permettre de produire beaucoup et de pouvoir nourrir conséquemment les populations burkinabè », a indiqué Bonaventure Ouédraogo.

A l’issu des travaux de la deuxième session ordinaire, le CES compte s’appuyer sur la disponibilité de l’eau ainsi que sa bonne gestion pour pouvoir produire conséquemment les produits l’agricoles pour le besoin des Burkinabè. « Nous avons également convenu qu’il faut qu’on puisse gérer l’eau de façon plus efficiente. L’eau, nous le savons, est une source rare et sa gestion doit se faire avec parcimonie », a laissé entendre Bonaventure Ouédraogo.

A l’issu des travaux, des recommandations ont été faites en vu d’améliorer la production hydro-agricole. Il s’agit de diligenter un audit des périmètres aménagés pour leur mise en valeur efficiente, instaurer également une bonne gouvernance vertueuse des aménagements hydro-agricoles dans la conception, la réalisation et l’exploitation à travers le renforcement du dialogue de gestion et la synergie d’actions entre les différents acteurs.

Aussi, il y a aussi la mobilisation et l’incitation des investisseurs privés pour le financement de la recherche scientifique et des investissements hydro-agricoles et enfin la création des écoles nationales d’ingénieurs, de lycées techniques, de centres de formation professionnelle en hydraulique et en aménagement hydro-agricole.

afin que manger à sa faim et boire à sa soif soit un rêve réaliste

 

« Les recommandations formulées à l’attention du gouvernement ont pour but de renforcer et d’améliorer les politiques mises en œuvre pour accroître de façon significative et durable, les productions agricoles irriguées au Burkina Faso par une meilleure mobilisation et gestion de l’eau », a expliqué Bonaventure Ouédraogo.

Il faut noter que le CES a remis une somme de deux millions (2 000 000) de francs CFA au ministère de la solidarité nationale et l’actions humanitaire pour venir aide aux populations vulnérables.

Ainsi, le président du CES invite les agriculteurs à s’impliquer dans la gestion et dans la conservation des ouvrages hydrauliques. « Nous devons travailler afin que manger à sa faim et boire à sa soif soit un rêve réaliste et réalisable au Burkina Faso », a-t-il conclu.

Lazard KOLA

Faso7

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