Hadj 2026 : Les futurs pèlerins invités à incarner le « Burkindlim » et à prier pour la paix

Le Centre national d’organisation du pèlerinage à la Mecque (CNOPM) a organisé, ce 4 mai 2026 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges entre les acteurs du Hadj et le ministère en charge de l’Administration territoriale.

Il s’agit de la troisième rencontre du genre depuis 2024 entre le ministère, le CNOPM et les acteurs du Hadj. Cette rencontre, selon Saïdou Sankara, secrétaire général du ministère en charge de l’Administration territoriale, traduit la volonté du département d’améliorer l’efficacité et la qualité de l’organisation du pèlerinage.

Le quota de pèlerins attribué au Burkina Faso est fixé à 8 143. Le Gouvernement a poursuivi, selon Saïdou Sankara, des plaidoyers afin d’accroître ce quota et permettre à un plus grand nombre de Burkinabè, remplissant les conditions requises, d’accomplir le 5ᵉ pilier de l’Islam.

L’organisation du Hadj a connu des avancées significatives. Ces progrès, dit-il, sont le fruit de la mobilisation collective de l’ensemble des acteurs. De l’avis du secrétaire général, les efforts consentis et les innovations introduites lors des dernières éditions doivent être consolidés et pérennisés. Quant aux insuffisances, elles doivent être identifiées par les différents acteurs afin d’être corrigées.

​« Les avancées enregistrées dans les domaines du transport, de la prise en charge sanitaire et de l’organisation des étapes de Mina et d’Arafat doivent être renforcées afin d’élever davantage le niveau de qualité des prestations offertes à nos pèlerins », a-t-il souligné.

Aux responsables des agences de voyages et de tourisme, acteurs centraux de l’organisation du Hadj, le secrétaire général a exprimé sa reconnaissance pour leur écoute et leur implication. Il les a toutefois exhortés à maintenir cette dynamique, à la renforcer et à dénoncer les pratiques contraires à l’ambition du ministère et du CNOPM d’offrir aux pèlerins burkinabè des conditions dignes et sécurisées.

​« Je n’oublie pas nos futurs pèlerins. Qu’ils gardent à l’esprit qu’ils sont les ambassadeurs de notre Nation dans les lieux saints. Ils auront la responsabilité de porter haut les valeurs du Burkina Faso, d’incarner le « Burkindlim » et de prier pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité de notre pays », a insisté Saïdou Sankara.

L’organisation du Hadj est une priorité pour le ministère chargé de l’Administration territoriale. Le département, a promis le secrétaire général, mettra tout en œuvre pour garantir une organisation rigoureuse, transparente et performante des pèlerinages religieux. Dans cette logique, le gouvernement a décidé de confier au ministère l’organisation de ces événements, et le Comité national d’organisation a été mis en place pour en assurer la réussite.

​« Je dois cependant rappeler, avec fermeté, que certains comportements observés lors de l’édition 2025 ont porté atteinte à l’image de notre pays. De tels agissements ne sauraient être tolérés. Pour la présente édition et celles à venir, toute déviation fera l’objet de sanctions conformément à la réglementation en vigueur », a rappelé Saïdou Sankara.

Il reste convaincu qu’avec l’engagement des acteurs, ils parviendront à améliorer l’organisation du Hadj, à consolider les acquis et à offrir aux pèlerins burkinabè les meilleures conditions pour l’accomplissement de ce pilier de l’Islam.

Saydou Ismaël GANAME

Faso7

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