Burkina Faso : Le CICR lance la 7e édition du concours de la meilleure production journalistique sur les questions humanitaires

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé, ce mercredi 8 avril 2026 à Ouagadougou, la 7e édition du Concours national de la meilleure production journalistique sur les questions humanitaires. Cette initiative vise à encourager et à valoriser le travail des professionnels des médias qui contribuent à informer, sensibiliser et éclairer l’opinion sur les thématiques humanitaires, la protection des personnes et le respect de la dignité humaine.
Le thème de cette édition est : « De l’assistance à l’autonomie : quand l’humanitaire contribue au relèvement des communautés ». Comme lors des éditions précédentes, tout journaliste exerçant dans un média burkinabè reconnu peut faire acte de candidature. Les postulants peuvent concourir dans les catégories radio, télévision, presse écrite et presse en ligne.
Pour l’audiovisuel (radio et télévision), les genres journalistiques pris en compte sont le dossier, le magazine, la table ronde, l’interview et le reportage. En presse écrite et en ligne, les genres retenus sont le reportage, l’interview et l’enquête. Les œuvres doivent être produites en français et diffusées entre le 1er janvier et le 6 novembre 2026.
Concernant les critères d’éligibilité, les productions audiovisuelles doivent avoir été diffusées sur une chaîne de radio ou de télévision reconnue au Burkina Faso, pour une durée comprise entre 3 et 26 minutes. Pour la presse écrite et en ligne, les articles doivent avoir été publiés dans un organe de presse reconnu au au Burkina Faso.
Innovation
L’innovation majeure de cette édition réside dans l’ouverture du concours aux étudiants en journalisme. Pour participer, ces derniers doivent être inscrits dans une école ou une université de journalisme reconnue au Burkina Faso.
Ils sont tenus de soumettre une production individuelle ou collective, inédite et originale. Concernant les formats, la durée des productions audiovisuelles doit être comprise entre 3 et 26 minutes. Contrairement aux journalistes professionnels, la diffusion préalable de leurs travaux dans un média n’est pas obligatoire pour les catégories presse écrite et presse en ligne.
« Ce concours vise à susciter et à encourager un journalisme qui ne se contente pas de décrire la souffrance, mais qui met également en lumière les réponses, les solutions endogènes et les dynamiques de résilience », s’est exprimée Abah Ene, coordinatrice de sécurité et gestion des crises au CICR.
Lutter contre la désinformation
Un jury de cinq membres a été mis en place pour évaluer les productions des candidats. Jean Noël Gyengani, spécialiste de la communication et des médias et membre du jury, a indiqué que ce concours valorise un journalisme responsable et humain, contribuant ainsi à lutter contre la désinformation et à mettre en lumière les dynamiques de résilience des communautés.
Pour lui, ce concours vise à transformer le regard médiatique sur les crises en encourageant un journalisme constructif qui accompagne le passage de l’urgence humanitaire vers le développement durable. Jean Noël Gyengani a réaffirmé le soutien de l’État à cette initiative qui favorise une information de qualité au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale.
« Ce concours participe à la construction d’un discours médiatique plus équilibré, porteur d’espoir et orienté vers des solutions », a-t-il indiqué.
Lazard KOLA
Faso7



