Burkina Faso : Le CBC analyse l’impact de la crise au Moyen-Orient sur le fret national

Le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) a organisé ce vendredi 27 mars 2026 à Ouagadougou une rencontre d’échanges sur l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les conditions d’acheminement du fret vers le Burkina Faso. Cette situation, née des tensions impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, a des effets néfastes sur la logistique nationale.

Cette rencontre vise à renforcer le dialogue entre les acteurs de la chaîne logistique afin de mieux faire face aux répercussions de la crise du Moyen-Orient. La directrice du conseil Burkinabè des chargeurs, Denise Bado/Bouda a confié que cette rencontre a pour but de partager des informations actualisées, d’analyser ses impacts et surtout d’identifier.

« L’objectif de cette rencontre, c’est de permettre aux chargeurs d’anticiper, de prendre des dispositions pour pouvoir réduire les effets néfastes de cette crise en prenant des dispositions pour les commandes, en regardant un peu la diversification des lignes maritimes et également des corridors», a-t-elle souligné.

Poursuivant ses explications, Denise Bado/Bouda a ajouté que la nécessité d’intégrer la problématique du transport routier est indispensable pour l’acheminement des marchandises depuis les ports de transit vers le Burkina Faso. Et ce,  afin de réduire au maximum les effets néfastes de la situation actuelle.

Antoine Kaboré, 7e vice-président national de la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso (FUTRB), a souligné l’importance de cette rencontre. Pour lui, cette assise a permis d’obtenir des informations attendues depuis longtemps sur la crise mondiale et ses effets sur l’approvisionnement du pays.

Il a expliqué que ces échanges vont aider les acteurs à mieux anticiper en prenant des précautions pour éviter des ruptures. Il a également souligné que les changements d’itinéraires, l’augmentation des délais de livraison ainsi que la hausse des coûts ont déjà obligé les opérateurs à s’adapter, tant sur le plan financier que organisationnel, afin de ne pas être pris au dépourvu.

« C’est déjà se préparer parce que les délais ne seront plus  les mêmes. Vous avez vu que de 32 jours, 45 jours, nous sommes à 50 jours maintenant. Ce qui veut dire que nous allons nous attendre à beaucoup de choses», a-t-il déclaré

Il convient de retenir que le Conseil Burkinabè des Chargeurs ( CBC ) est une institution qui est chargée de veiller à l’ approvisionnement du pays en tenant compte des réductions des coûts, des délais et la simplification des formalités.

Aminata OUATTARA (stagiaire)

Faso7

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