Burkina Faso : Le REMAPSEN outille les médias sur le financement endogène de la santé sexuelle et reproductive

Dans le but de renforcer les capacités des journalistes sur les questions endogènes liées au financement de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement Sexuel au Burkina Faso (REMAPSEN) a organisé, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, un atelier d’échanges à l’intention des professionnels des médias.
Placée sous le thème « Crise sécuritaire et baisse des financements extérieurs : quelles alternatives endogènes pour garantir les droits en santé sexuelle et reproductive/planification familiale au Burkina Faso ? », cette rencontre vise à mieux outiller les journalistes face aux enjeux actuels.
Le coordonnateur du REMAPSEN, Boureima Sanga, a expliqué que ce cadre d’échanges a pour objectif d’éclairer les hommes et femmes de médias sur les mécanismes de financement endogène des droits en santé sexuelle et reproductive, dans un contexte marqué par la crise sécuritaire et le retrait de certains partenaires financiers. Selon lui, il s’agit de permettre aux journalistes de mieux comprendre les stratégies de mobilisation des ressources internes afin de faire face aux défis actuels.
Cette initiative vise également à encourager les professionnels des médias à s’inscrire dans une dynamique de « journalisme de solutions », en valorisant les initiatives citoyennes innovantes dans les domaines de la santé sexuelle et de la planification familiale.
« On a une crise sécuritaire et aussi il y a le retrait des partenaires qui financent la plupart des programmes de santé. Dans ce contexte, il est intéressant que les journalistes puissent avoir une idée sur les mécanismes de mobilisation des ressources pour faire face aux différents défis », a-t-il souligné.
Prenant la parole à son tour, le directeur général de AMS-SYNERGIE, Désiré Thiombiano, a salué l’initiative du REMAPSEN. Il a insisté sur l’importance de l’éveil des consciences et de l’implication des populations dans la mobilisation des ressources en faveur de la santé sexuelle et reproductive.
Selon lui, il est nécessaire de mettre en place des organisations communautaires capables de contribuer financièrement à la santé reproductive, tout en mobilisant les acteurs locaux à travers la promotion de la masculinité positive, afin de renforcer la sensibilisation. « On peut nous-mêmes le faire et ne pas toujours tendre la main, parce que tendre la main, ça sous-entend toujours dépendre des autres », a-t-il affirmé.
Il convient de noter qu’un forum national sera organisé du 25 au 27 mars 2026 par les hautes autorités du pays, en vue de réfléchir aux mécanismes de financement de la santé au Burkina Faso.
Aminata OUATTARA (stagiaire)
Faso7



