Burkina Faso : Le Gouvernement lance les Journées de dialogue défense-sécurité-finances-diplomatie

Les premières journées de dialogue défense-sécurité-finances-diplomatie ont débuté ce 17 février 2026 au ministère en charge des Affaires étrangères pour une durée de 48 heures. Elles sont placées sous le thème : « Diplomatie et contexte géopolitique et sécuritaire : synergie pour une optimisation de la défense et de la protection des intérêts nationaux ».
Ces deux jours de dialogue permettront aux cadres des secteurs concernés d’échanger afin de bâtir une capacité nouvelle de défense stratégique, unifiée et coordonnée pour défendre les intérêts du Burkina Faso et protéger sa souveraineté. Avant le début des échanges, le ministre chargé des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a fait comprendre qu’une synergie est nécessaire dans un monde en pleine reconfiguration au niveau des relations entre États. « Dans ce monde nouveau, seuls les États et les espaces stratégiquement organisés survivent et s’imposent. Les autres, hélas, subiront. Le Burkina Faso, lui, a fait son choix d’être un État qui agit, un État qui anticipe, qui défend ses intérêts partout où ils se jouent », a‑t‑il déclaré.
Dans la suite de ses propos, le ministre a annoncé la mise en place d’un cadre permanent de dialogue entre les parties concernées à travers ces premières journées de dialogue. « Ce cadre ne sera pas un simple mécanisme administratif. Il sera un instrument de puissance, un instrument d’anticipation, de cohérence et de souveraineté. Il permettra d’anticiper les menaces avant qu’elles ne deviennent des crises, d’aligner notre diplomatie sur nos réalités sécuritaires, d’organiser nos ressources financières vers nos priorités stratégiques et surtout de parler au monde d’une seule voix et d’une voix souveraine », a‑t‑il déclaré.
Le Général de Brigade Célestin Simporé, ministre d’État chargé de la Défense Patriotique, a représenté le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, à l’ouverture de cet événement. Il a salué cette innovation dans l’histoire des institutions du Burkina Faso, soulignant qu’elle est une rupture qui sera institutionnalisée. « Le dialogue se veut le creuset d’une concertation alléchante entre les principaux piliers de notre souveraineté », a‑t‑il lancé.
Le Général Célestin Simporé a jugé que dans le contexte mondial actuel, le Burkina Faso ne peut se contenter d’être un spectateur passif, d’où ce besoin de synergie. « On ne peut pas bâtir une diplomatie forte si on n’est pas fort militairement. On ne peut pas bâtir non plus nos forces si on n’est pas économiquement fiable », a‑t‑il ajouté.
Il a souligné que ces journées de dialogue viennent consolider les initiatives telles que l’appropriation des réformes majeures adressées aux missions diplomatiques et aux postes consulaires au service de la défense des intérêts de l’État. Il a aussi fait état du mémorandum de déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



