Burkina Faso : Le Réseau Africain des Spécialistes en Passation de Marchés en conclave pour renforcer son implantation

La deuxième Assemblée générale ordinaire du Réseau Africain des Spécialistes en Passation de Marchés (RASPM) se tient ce samedi 13 décembre 2025 à Ouagadougou. Placée sous le thème « Renforcement de l’implantation du RASPM sur le continent africain », cette rencontre réunit des experts du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.
Quatre points principaux sont inscrits à l’ordre du jour : l’analyse de l’état d’exécution des recommandations de la première assemblée générale du réseau ; la présentation et l’adoption du rapport d’activités 2025 ; la présentation et l’adoption du programme d’activités 2026 ; ainsi que les questions diverses.
Une communication spéciale porte sur les « Impacts de la digitalisation de la commande publique sur la fonction achat », animée par M. Meguhé Gnoleba Mathieu, fondateur et directeur général de l’École Supérieure de Passation et de Gestion des Marchés Publics (ESPGMP), sise à Bamako.
À l’ouverture de la rencontre, Bakorba Moïse, Secrétaire exécutif national du Burkina, a souligné que le thème choisi n’est pas un simple slogan, mais une feuille de route. Il a appelé à ancrer l’expertise du RASPM dans les politiques publiques.
« Il s’agit de s’assurer que l’intégrité, la performance et l’innovation dans la passation des marchés ne soient pas l’exception, mais la règle, partout en Afrique. Nos travaux de ce samedi 13 décembre 2025 doivent aboutir à des stratégies concrètes pour cette expansion », a-t-il déclaré.
Plus de 30 000 milliards F CFA mobilisés en commande publique
Pour sa part, le président du RASPM, Abdoulaye N’Diaye, a invité les participants à un examen minutieux des documents soumis afin de consolider les acquis. « Je vous annonce que les réflexions sont en cours pour l’institutionnalisation d’un Ordre des SPM en Afrique », a-t-il annoncé.
Présidant l’ouverture au nom du ministre de l’Économie et des Finances, Saïdou Diallo, son conseiller technique, a rappelé que le contexte africain est marqué par une croissance faible de 3,2% en 2024 selon la BAD, une crise sécuritaire au Sahel et des prévisions agricoles positives pour 2025/2026. Il a souligné que les enjeux majeurs des marchés publics sont économiques, financiers et sociaux.
Sur le volet financier, il a évoqué la mobilisation de plus de 30 000 milliards FCFA en commande publique en Afrique. Sur le plan économique, il a indiqué que les marchés publics peuvent atteindre jusqu’à 30% du PIB. Il a ajouté que, sur le plan social, le secteur privé est une source de création d’emplois et de paix sociale. « Je vous demande d’impliquer l’ensemble des acteurs dans un partenariat gagnant-gagnant pour l’atteinte des objectifs que vous vous êtes fixés », a-t-il transmis.
Notons que le plan stratégique 2024-2026 du RASPM porte, entre autres, sur sa structuration et sa fonctionnalité, ainsi que sur le renforcement des capacités de ses membres.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



