Burkina Faso : Les ministères en charge de l’Agriculture et de l’Environnement en conclave pour la relecture des codes forestier et environnemental

Le ministère en charge de l’Agriculture et le ministère en charge de l’Environnement organisent, du 21 au 22 octobre 2025, un atelier de cadrage pour la relecture du code forestier et du code de l’environnement. La cérémonie d’ouverture de ces travaux a débuté ce mardi 21 octobre 2025 à Ouagadougou.

Pendant deux jours, les agents des deux ministères vont examiner une première version d’un avant-projet de loi sur le code forestier et sur le code de l’environnement. Ce document sera par la suite soumis à différentes parties prenantes, tant publiques que privées, avant son adoption définitive.

L’objectif pour les participants est de réaliser une analyse juridique des textes nationaux et internationaux régissant le secteur forestier. Ils devront également diagnostiquer les documents collectés et peaufiner cette première mouture de l’avant-projet.

Ce processus de révision vise à intégrer de nouvelles thématiques liées à la protection des ressources forestières, fauniques et halieutiques. Il permettra aussi de corriger les insuffisances identifiées dans la législation actuelle et de consolider les acquis. 

Le ministère en charge de l’agriculture et celui chargé de l’Environnement tienne un atelier de forestier et du code de l’environnement -©Faso7

Selon Gontran Yanbèfar Somé, directeur des affaires juridiques et contentieux du ministère chargé de l’Environnement, la relecture de ces deux codes est d’abord justifiée par leur ancienneté, le code forestier datant de 2011 et le code de l’environnement de 2013. Après environ quinze années de mise en œuvre, le contact avec les réalités du terrain a en effet révélé un certain nombre d’insuffisances. Il a également mis en lumière des thématiques qui avaient été insuffisamment prises en compte, voire des sujets qui n’avaient pas été traités du tout.

« Il était bon que l’on tienne compte de ces préoccupations en allant vers une relecture pour améliorer les dispositions qui sont toujours d’actualité et pertinentes. Il était nécessaire de corriger les lacunes et de renforcer les textes en prenant en compte les thématiques émergentes qui n’avaient pas été suffisamment prises en compte dans ces deux codes », a-t-il indiqué.

Bouraïma Kouanda, secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement a salué les participants de cet atelier de cadrage de la relecture du code forestier et du code de l’environnement. Pour lui, cette activité se veut inclusive et participative.

Des résultats sur la protection des ressources forestières

« Ces deux codes ont été expérimentés sur le terrain et ont permis d’obtenir des résultats importants en matière de protection des ressources forestières, des ressources aquatiques, ainsi que de l’environnement en général. Cependant, la pratique révèle qu’il reste toujours des insuffisances à corriger. Nous pensons qu’il est donc opportun de reconsidérer ces deux textes afin de les améliorer », a-t-il souligné.

En rappel, après plus d’une décennie d’application, la Loi n° 2011-003/AN du 5 avril 2011 portant Code Forestier au Burkina Faso a fait l’objet d’une évaluation. Celle-ci a permis de révéler des insuffisances de plusieurs ordres, mais aussi de mettre en évidence des atouts et acquis non négligeables. C’est pour ces raisons que le ministère en charge de l’environnement envisage donc, en collaboration avec le ministère chargé de l’Agriculture, sa relecture.

Ce processus va permettre d’intégrer de nouvelles thématiques en lien avec la protection des ressources forestières, fauniques et halieutiques, mais aussi de corriger les insuffisances et de renforcer les acquis.

Lazard KOLA

Faso7

Waongo KOLA

Waongo KOLA est un journaliste burkinabè ayant pour domaine de prédilection les sujets de société, d'économie, de politique et de santé.

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