Fonds pour la consolidation de la paix au Burkina Faso (PBF) : Le comité de pilotage tient sa première session de l’année 2025

Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2025 du Comité de pilotage des projets du Fonds pour la consolidation de la paix au Burkina Faso (PBF) ont débuté, ce mardi 12 août 2025, à Ouagadougou. Cette réunion a pour but d’évaluer l’avancement des projets en cours et d’examiner la programmation pour l’année 2025.
Une trentaine de participants sont présents pour faire le point sur la mise en œuvre des recommandations issues de la précédente session du 12 décembre 2024. Ils analyseront également l’état d’avancement des projets du portefeuille PBF au 15 juin 2025, ainsi que les conclusions de la première mission conjointe de suivi.
Les travaux porteront aussi sur l’examen du rapport semestriel 2025, mettant en lumière les principales réalisations. Les participants échangeront sur les conclusions et recommandations de l’évaluation indépendante du portefeuille, ainsi que sur l’éligibilité future du Burkina Faso après 2025. Cette session sera aussi l’occasion de définir des orientations stratégiques pour les prochaines initiatives.
Abdoulaye Bassinga, gouverneur de la région du Centre, a indiqué que plusieurs réalisations avaient été accomplies dans le cadre du Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso. Il a précisé que le taux d’exécution physique et financière s’élevait à 58% au 12 août 2025, un chiffre qu’il juge satisfaisant compte tenu du contexte difficile que traverse le pays.
« Aujourd’hui, nous assistons à la première session qui va consister à faire le bilan des activités qui ont été exécutés au cours de la première phase. Ensuite, il s’agira de dégager des recommandations pour améliorer les indicateurs », a-t-il indiqué.

La réunion se tient à un moment crucial, à l’approche de la fin de la première phase d’éligibilité du Burkina Faso au Fonds. L’évaluation indépendante en cours permettra d’adapter les futures interventions pour renforcer durablement la consolidation de la paix et la reconquête du territoire.
Carol Flore Smerfczniak, coordinatrice résidente de l’ONU, a précisé que le Burkina Faso a reçu 58,4 millions de dollars US (environ 33 milliards de FCFA) entre 2017 et 2024, à travers 27 projets structurants. Ces fonds ont pour objectif de renforcer la résilience des communautés et la cohésion sociale.
Plusieurs projets financés par le Fonds au premier semestre de 2025
Elle a précisé que les projets financés par le Fonds pour la consolidation de la paix pour le premier semestre 2025 sont nombreux. Il s’agit de l’aménagement de 200 hectares de bas-fonds pour la sécurité alimentaire dans la région de Tannounyan, profitant à 1 052 personnes, dont 39 % de femmes, grâce aux Champs-Écoles Agro-Pastoraux.
En outre, ces projets ont permis l’installation de 36 biodigesteurs, profitant à 638 membres, dont 89 % de femmes, favorisant la transition énergétique dans la région de l’Est. Vingt-deux (22) forages ont été réalisés dans les régions de l’Est, du Sud-Ouest et des Cascades, améliorant ainsi l’accès à l’eau potable des populations.
Carol Flore Smerfczniak a également rappelé que le PBF permet aux Nations Unies d’appuyer la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso (PUS-BF) selon trois orientations claires. Premièrement, il s’agit de renforcer la confiance entre les populations et l’État. Deuxièmement, le programme vise à consolider la résilience sociale en favorisant une participation accrue des femmes et des jeunes aux échelles nationale et transfrontalière. Enfin, il promeut une gestion pacifique des conflits locaux.
Lazard KOLA
Faso7



