Économie informelle : Le nouveau bureau du CNEI-BF installé par le ministre Roland Somda

La cérémonie de lancement de l’édition 2025 du « Grand Prix de la Formalisation », couplée à l’installation officielle du nouveau bureau du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), s’est tenue ce vendredi 18 juillet 2025. L’événement a été présidé par le ministre en charge de l’Emploi, Roland Somda.
Roland Somda, ministre en charge de l’emploi, a salué la forte mobilisation autour de la cérémonie d’installation du bureau national élu du Conseil national de l’économie informelle (CNEI-BF) du Burkina Faso. Selon lui, cet événement marque une étape cruciale dans l’organisation d’un secteur qui représente 93,5 % des emplois dans le pays.
Face à cette réalité, dit-il, le gouvernement s’est engagé à structurer l’économie informelle en créant, depuis 2019, un cadre institutionnel à travers le CNEI-BF. « Ce conseil se veut être un véritable trait d’union entre l’État et les acteurs du secteur informel. Il a vocation à devenir un outil au service du développement national, d’où l’implication active du ministère en charge de l’emploi », a-t-il affirmé.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’un bureau exécutif inclusif et fédérateur, capable de rassembler tous les acteurs du secteur informel autour d’un projet commun. « Seul, il est difficile de soulever, peut-être même un caillou, mais ensemble, on peut déplacer des montagnes », a-t-il déclaré.
La cohésion pour relever les défis communs
Salif Nikiéma, nouveau président du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement et les partenaires pour leur soutien. Il a affirmé que son bureau se veut un espace d’union et d’ouverture à tous les acteurs du secteur informel.
Il a également souligné l’importance de la cohésion pour relever les défis communs. « On ne peut pas vraiment s’en sortir seul. Il faut qu’on travaille en équipe avec tous les fils et filles du Burkina Faso », a-t-il ajouté. Il appelle à tourner la page des divisions passées pour bâtir ensemble un avenir plus structuré et prospère.
Confiant de la vision des autorités en matière de développement, il a insisté sur l’union. « On ne peut pas construire le Burkina en n’oubliant personne », a-t-il conclu.
« Grand Prix de la formalisation »
En parallèle, un second événement majeur a été lancé. Il s’agit précisément du « Grand Prix de la formalisation », destiné à récompenser les initiatives issues du secteur informel qui œuvrent vers la formalisation.
Cette démarche s’inscrit, des dires du ministre, dans une volonté d’encourager les acteurs à accéder à des emplois plus décents, dotés d’une protection sociale, et à contribuer pleinement à l’économie nationale par leurs devoirs citoyens, notamment le paiement des impôts.
Le ministre a conclu en appelant à l’unité des acteurs du secteur. « Quelles que soient nos divergences, cela ne doit pas constituer des facteurs de division », a-t-il poursuivi. Il a exhorté à faire du CNEI-BF un levier solide et consensuel pour le progrès du Burkina Faso.
Éléonore Savadogo (stagiaire)
Faso7



