Burkina Faso : Deux présumés gangsters interpellés à Koupéla après une série de braquages

Des membres de deux réseaux de présumés malfrats, dont l’un spécialisé en braquage et l’autre en trafic de drogue, ont été arrêtés par les éléments du Commissariat Central de Police de la ville de Koupéla (region du Centre-Est), a informé la Police nationale, ce vendredi 18 juillet 2025.
Les présumés braqueurs travaillaient en équipe entre Koupéla et Fada N’Gourma. Une partie du groupe restait à Koupéla pour repérer les lieux à attaquer, comme les boutiques, les alimentations, les points de retrait mobile money et les stations-services, tandis que l’autre groupe faisait venir de la drogue cachée dans des balles de friperie depuis un pays voisin, selon la Police nationale.
Les membres du premier groupe avaient un mode opératoire bien organisé. “Une fois la cible identifiée, l’équipe venue de Fada, munie d’une kalachnikov et de pistolets automatiques, passait à l’acte. Pendant qu’un membre faisait le guet, les autres pénétraient dans la boutique, tenaient en respect les gérants avant de vider les coffres. Après le forfait, ils disparaissaient dans la nature, changeaient rapidement de vêtements, remettaient les armes et autres objets ayant servi au braquage à leurs complices de Koupéla, partageaient le butin avant de regagner la ville de Fada N’Gourma”, a expliqué la Police nationale.
En agissant ainsi, ils ont réussi à braquer une dizaine de boutiques en causant un préjudice de plus de 15 millions F CFA.
Concernant le deuxième groupe, la drogue arrivait par camions et était ensuite distribuée dans plusieurs villes comme Koupéla, Fada N’Gourma, Sapaga ou encore Boromo, le plus souvent destinée aux orpailleurs.
Grâce à l’aide de la population de la localité, les enquêteurs ont pu arrêter deux (02) membres des gangs et saisir une kalachnikov, un pistolet automatique, des munitions, trente-neuf (39) plaquettes de chanvre indien et du numéraire.
Tout en remerciant les populations pour leur collaboration, la Police nationale les a invitées à plus de vigilance et à toujours dénoncer en cas de suspicion à travers les numéros verts 17, 16, 1010.
Silvyane Bazié (stagiaire)
Faso7



