Burkina Faso : La gestion des risques de catastrophe en faveur du genre au cœur d’un dialogue politique

La mutuelle Panafricaine de gestion des risques de catastrophe (ARC), avec ses partenaires, a organisé, ce vendredi 13 juin 2025, à Ouagadougou, un dialogue politique sur le genre et la gestion des risques de catastrophe. Il s’agit de discuter des résultats de l’analyse Genre et Gestion des risques de Catastrophes (GCR) et d’explorer les voies pour des actions politiques et programmatiques cohérentes afin d’assurer une protection maximale des populations et des communautés vulnérables en période de catastrophes naturelles.
C’est un atelier de haut niveau qui a réuni la mutuelle Panafricaine de gestion des risques de catastrophe (ARC) et ses partenaires, ce vendredi 13 juin 2025, à Ouagadougou. Selon Boukary Sawadogo, le représentant du ministre en charge de l’agriculture, cet atelier s’inscrit dans une dynamique stratégique au regard des conséquences des catastrophes sur les populations.
« Il est donc impératif d’aborder la gestion de ces risques d’une manière holistique, inclusive et équitable afin que la question du genre ne soit ni accessoire ni secondaire », a-t-il dit.

En 2019, la mutuelle Panafricaine de gestion des risques de catastrophe (ARC) avait adopté une stratégie genre en vue de transformer les approches de gestion de risque des catastrophes pour garantir l’égalité des genres pour les femmes et les hommes et les enfants vulnérables.
Selon Eva Kavuma, directrice générale du groupe ARC, l’Unité Genre de l’ARC a soutenu la mise en œuvre de cette Stratégie Genre de l’ARC au Burkina Faso avec le soutien du coordonnateur gouvernemental de l’ARC au Burkina Faso. Sur cette base, le gouvernement du Burkina Faso, avec le soutien financier et technique de l’ARC (African. Risk Capacity), a engagé un consultant pour soutenir l’intégration du genre dans le programme de GRC de l’ARC en menant une analyse genre qui pourra être utilisée dans le programme de travail de l’ARC au Burkina Faso.
Dans cette logique, cet atelier vise deux objectifs, à son avis. « Premièrement, partager les résultats de l’analyse du genre à travers la présentation d’une note d’orientation et solliciter le soutien pour la mise en œuvre des activités critiques orientées vers l’intégration du genre et l’autonomisation des femmes dans les actions de GRC au Burkina Faso », a-t-elle noté.

Dans ce contexte de crise multidimensionnel que vit le Burkina, il est de l’avis de Sakré Moussa Sawadogo, représentant du ministre chargé de l’Action humanitaire, impératif d’intégrer la prévention et la gestion des risques de catastrophes dans l’ensemble des politiques publiques tout en veillant à ce qu’elle soit sensible au genre inclusif et adaptée aux réalités locales.
Il a laissé entendre que l’analyse genre conduite dans le cadre de l’ARC dans le pays constitue une avancée majeure.
« Elle met en lumière des inégalités persistante, mais aussi des opportunités de transformation profonde. Nous devons en tirer parti pour faire évoluer nos cadres normatifs, nos outils de planifications et nos mécanismes d’intervention », a-t-il déclaré.

Au cours de cette rencontre d’échange, les acteurs vont échanger sur l’élaboration de la note d’orientation politique du plan d’action genre-gestion des risques de catastrophe et du manuel de formation au cœur des discussions.



