Initiative présidentielle pour l’autosuffisance alimentaire : Le Coordonnateur technique, Inoussa Ouédraogo, rencontre les jeunes « VDP de l’agriculture »

Dans le cadre du suivi de l’Initiative présidentielle pour le développement agricole et l’autosuffisance alimentaire, le Coordonnateur technique, Inoussa Ouédraogo, a visité plusieurs centres de formation agro-sylvo-pastoraux dans la province du Kadiogo, le mercredi 14 mai 2025. L’objectif de cette tournée était de prendre le pouls de l’évolution des formations entamées en mars 2025, désormais proches de leur terme.
Au Centre de formation professionnelle aux métiers émergents Bangr Nooma (CFP-MEB), installé au quartier Bonheur-Ville de Ouagadougou et à Koubri, 125 jeunes sont formés aux techniques modernes d’agriculture, d’élevage, de pisciculture, ainsi qu’à la transformation des produits agroalimentaires.
L’entrepreneuriat fait également partie des modules dispensés. À ce stade, les stagiaires produisent déjà une panoplie de denrées comme des poissons d’eau douce, notamment les carpes et les silures, du gombo, du maïs, de la tomate (en fruits, en purée ou pelée), du riz et du blé.

La délégation s’est ensuite rendue à Loumbila, où deux autres centres accueillent des stagiaires de l’initiative. Le premier est le Centre international d’incubation agricole Nouvelle Vision, qui forme 250 jeunes essentiellement en techniques agricoles et en élevage. Le second, le Centre Rialé d’intelligence agricole (CRIA), encadre quant à lui 80 stagiaires dans les mêmes domaines.
Dans tous ces centres, Inoussa Ouédraogo a pu voir les stagiaires à l’œuvre et apprécier leur mise en pratique des connaissances acquises à travers des séances de question-réponse et des démonstrations. Certains lui ont confié avoir énormément appris au cours de leur formation. « Nous avons découvert plusieurs techniques nouvelles qui viennent enrichir nos savoirs. Par exemple, la fertilisation et la récupération des sols. Aujourd’hui, nous savons produire sur presque tout type de sol », a expliqué Issouf Biyen un stagiaire venu de la commune de To.
Beaucoup comptent mettre en valeur ces compétences dès leur retour dans leurs localités. C’est le cas de Kientega Marie Reine, également de la commune de To. « À mon retour, je compte me lancer dans le maraîchage et l’aviculture pour prouver aux villageois que j’ai reçu une formation de qualité », a-t-elle affirmé.
Les « VDP de l’agriculture »
Certains stagiaires ont même mis entre parenthèses leurs carrières professionnelles pour profiter de cette opportunité. C’est le cas de Bangagné Oumou Koulsoum, originaire de la commune de Bakata, dans la province du Ziro. Ancienne secrétaire comptable, elle a quitté son poste pour vivre sa passion. « Grâce à cette formation, je suis entrée de plein pied dans le monde agricole. C’était une passion, mais aujourd’hui, c’est devenu un véritable projet de vie. Je veux aller loin dans ce domaine », a-t-elle confié.
Pour plusieurs stagiaires, cette formation a aussi renforcé l’esprit d’équipe. Pour illustrer leur engagement, ils se surnomment désormais les « VDP de l’agriculture ».
Notons que cette formation, dispensée dans des centres publics et privés à travers le pays, concerne un total de 8 000 jeunes issus de 302 communes, recrutés à raison de 25 par commune par le Bureau national des grands travaux, à l’issue d’un appel à candidatures. À la fin du parcours, chaque groupe communal devra bénéficier d’un domaine de 12,5 hectares, doté de forages, soit 0,5 hectare par stagiaire.
Une formation en civisme et en patriotisme pour couronner le stage
En fin de visite, Inoussa Ouédraogo a salué l’engagement des jeunes et a félicité le travail des formateurs, notamment dans les structures privées. « Nous avons constaté un travail formidable de la part des responsables de centres et des formateurs. Avec les stagiaires, nous avons échangé sur des aspects pratiques, et il ressort qu’en trois mois, ils ont acquis des connaissances solides sur la conduite d’un champ et sur l’esprit entrepreneurial », a-t-il souligné.
Il a également exhorté les jeunes à se préparer pour une formation civique et patriotique de 21 jours. Cette phase viendra clôturer leur parcours de formation dans le cadre de cette initiative présidentielle. « Ils iront en camp pour trois semaines de formation à la citoyenneté, afin de renforcer leur sens des responsabilités et les préparer à contribuer activement à la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il précisé.
En rappel, ce programme s’inscrit dans une politique plus large de développement agricole au Burkina Faso, marquée par des investissements conséquents dans l’irrigation, l’aménagement des bas-fonds et la fourniture de semences, avec pour ambition d’atteindre rapidement l’autosuffisance alimentaire.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



