Réhabilitation des infrastructures routières au Burkina Faso : le ministre Adama Luc Sorgho invite les entreprises à finir les travaux avant la saison pluvieuse

Du 7 au 8 mars 2025, le ministre des infrastructures et du désenclavement, Adama Luc Sorgho, a visité les travaux de réhabilitation et de bitumage de la route nationale N° 8 et de la route régionale N°36 dans la région des Hauts Bassins. À chacune des entreprises chargées d’exécuter les travaux, il leur a intimé l’ordre d’achever les chantiers bien avant l’installation de la saison pluvieuse.
Sur la route nationale N°8, axe Bobo Dioulasso-Moami, c’est un grand retard que le ministre chargé des infrastructures, Adama Luc Sorgho dit constater. L’axe mesure 21,5 kilomètres et le démarrage effectif des travaux a eu lieu en avril 2023.
Les travaux ont connu plusieurs suspensions et à ce sujet, le ministre a exprimé son mécontentement. Il a fait comprendre à l’entreprise qu’elle subira des pénalités, mais l’important, insiste-t-il, c’est « d’achever les travaux avant la saison des pluies ».
L’axe Moami-Orodara ne satisfait pas non plus Adama Luc Sorgho. Il a informé que l’entreprise a eu l’autorisation de démarrer les travaux en octobre 2024. Cinq mois après, il a fait noter qu’aucune avancée majeure n’est à enregistrer sur ce tronçon. Comme mesures envisagées, il a annoncé la prise de décisions qui pourraient aller jusqu’à la résilience du contrat. L’autre point relevé par le ministre Sorgho est le non-entretien des routes en réfection.

« Lorsqu’on partait à Orodara, ce n’était pas facile. On devait mettre une heure, on s’est retrouvé à faire presque 2 h de route. Ce qui n’est pas normal, parce que l’entretien revient à l’entreprise et ça, c’est fait exprès dans les textes pour permettre à l’entreprise d’accélérer aussi bien ses travaux », a-t-il ajouté.
Au niveau du tronçon Orodara-Koloko, frontière du Mali, le ministre chargé des infrastructures a exhorté l’entreprise à mieux s’organiser pour respecter les délais. Sur les 55 kilomètres du tronçon, les travaux réalisés concernent le traitement de la chaussée sur une distance de 11 kilomètres. Ça a aussi été l’occasion pour lui de rappeler que le ministère ne tolérera plus les avenants qui rallongent les délais et l’augmentation du budget. Promesse a été faite de revenir le mois prochain pour voir l’effectivité de la réorganisation des travaux. L’entreprise a rassuré le ministre de travailler à finir les travaux dans les délais.
Cette assurance sera d’autant plus concrète avec la sortie sous terre, dans quelques jours, du premier goudron bituminé d’Orodara, a ajouté Koye Koné, directeur technique de l’entreprise AMP. Il a également fait visiter les installations de la centrale d’enrobage et de la centrale à béton, de quoi faire maintenir une flamme d’espoir chez le ministre Sorgho.

Par contre, sur l’axe Dandé-Kourouma, le revêtement est déjà réalisé sur 10 kilomètres de longueur. La couche de base s’étend sur 20 kilomètres. Les caniveaux sont en cours de réalisation sur 17 kilomètres. De l’avis du ministre, « telle que c’est organisé, ça peut aller ». Il a ajouté que la priorité est de finir totalement le revêtement du tronçon pour assurer la fluidité du trafic pendant la saison pluvieuse.
Dans la ville de Bobo-Dioulasso, Adama Luc Sorgho a aussi visité les travaux de réhabilitation des voiries lancée le 26 avril 2024. Elles se situent à trois niveaux. Le premier tronçon s’étend de l’avenue de Châlons-en-Champagne au port sec de Bobo-Dioulasso. Elle est de 4,642 km. Le deuxième concerne la voie d’accès au CMA de Dafra. La troisième zone en travaux est la route Bobo Dioulasso-Léguéma longue de 7,352 km.
Les entreprises sont toujours dans les délais, mais il leur a exhorté d’augmenter le nombre des travailleurs pour accélérer dans les travaux. Ce qui est plus urgent au niveau de ces voiries, c’est la finalisation des canaux d’évacuation. Son souhait est qu’à la saison pluvieuse, les riverains et usagers de la voie puissent être dans des commodités.

« Nous insistons pour le désagrément au niveau des assainissements. Il ne faudrait pas que des riverains ne puissent pas rentrer, il ne faudrait pas que les usagers ne puissent pas passer parce qu’il y a un dalot qui n’est pas bien exécuté. En-tout-cas, le message est clair auprès des différentes entreprises, qu’elles finissent au moins les travaux d’assainissement », a insisté le ministre Sorgho.
Le ministre a tenu un point d’échange avec les responsables du camp militaire de Bobo-Dioulasso à propos des cas d’inondations enregistrés dans l’ensemble du secteur 18. Il a confié que des équipes sont à pied d’œuvre pour résoudre ce problème de canalisation des eaux à partir du projet de développement des villes qui va bientôt démarrer.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



