Burkina Faso : Le cadre sectoriel de dialogue « Production agro-sylvo-pastorale » tient sa revue sectorielle 2025

Le cadre sectoriel de dialogue « Production agro-sylvo-pastorale » (CSD/PASP) tient sa revue sectorielle 2025, ce vendredi 7 mars 2025 au siège du ministère en charge de l’Agriculture. L’objectif de la rencontre est d’évaluer la performance de mise en œuvre de la Politique nationale de développement dans le secteur.
Cette rencontre réunit des acteurs étatiques, non étatiques et des partenaires techniques et financiers. Ils auront à examiner et valider trois documents. Il s’agit du document de performances pour l’année 2024, du document du plan d’action de stabilisation et de développement actualisé, et du document portant sur les priorités du secteur pour l’élaboration de la Politique nationale de développement 2026-2030.
« Nous allons discuter de l’ensemble des actions qui ont été menées en 2024, voir les progrès réalisés et également les difficultés ; formuler des recommandations pour que nous puissions avoir une bonne politique d’agriculture, d’élevage, de recherche et de foresterie pour les années 2026-2030 », a déclaré le Dr Amadou Dicko, ministre délégué chargé des Ressources animales.
Les défis du secteur
Parmi les défis de ce cadre sectoriel, Amadou Dicko a cité la disponibilité des intrants. « Le défi majeur pour les années à venir, c’est la mobilisation de l’eau. Nous allons discuter de la mobilisation de l’eau afin que nous puissions produire en quantité et en qualité pour la population burkinabè », a-t-il ajouté.
Kiswensida Nour Ayatt Ouédraogo représente les acteurs non étatiques. Ce groupe est composé du Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG), de la Confédération Paysanne du Faso, du Collège des Acteurs Privés du Secteur Rural (CAPSR) et de la Chambre nationale de l’agriculture (CNA).
Le représentant a souligné qu’en dépit des efforts déployés par l’État et les partenaires au développement, des obstacles entravent la bonne marche du développement agro-sylvo-pastoral. Parmi ces obstacles, il a cité la crise sécuritaire, le changement climatique, la cherté des intrants, la rareté des engrais, l’accès difficile des agro-pasteurs et des transformateurs de produits, ainsi que l’accès difficile des coopératives aux commandes institutionnelles. « Au vu de ces difficultés, il y a lieu que les acteurs redoublent d’efforts, individuellement et collectivement, pour réaliser des bonds en avant dans le secteur », a-t-il plaidé.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



