Santé sexuelle et reproductive : Marie Stopes International Burkina Faso outille des journalistes

L’ONG Marie Stopes International Burkina Faso (MSI-BF) a célébré en différé, la Journée mondiale de la contraception, ce 27 décembre 2024, à Ouagadougou. Cette journée qui se tient annuellement, vise à informer les hommes et femmes de média sur la planification familiale et les droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR).
Au cours de l’année 2024, MSI a mené plusieurs activités concernant la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale. Ces actions menées au profit des populations ont permis d’engranger plusieurs résultats. On retient que 309 269 personnes à travers le Burkina utilisent une méthode de planification familiale et 14 506 personnes déplacées internes (PDI) ont bénéficié des services MSI. Toujours sur les impacts, on compte 497 837 couple-années protection (CAPs) délivrés, 213 869 grossesses non désirées évitées ainsi que 97 019 avortements à risque évités grâce à l’accès à la contraception. On note que 97 019 avortements à risque ont été évités grâce à l’accès à la contraception et 335 décès maternels évités également.
L’ONG MSI par la voix de son représentant résident au Burkina Faso, Dr Boubacar Sawadogo a réaffirmé son engagement pour la promotion des DSSR afin d’améliorer l’accès aux bonnes informations et aux services de santé de qualité à travers un « choix éclairé ». Pour cela, il dit attendre des journalistes, le relais de la bonne information sur la planification familiale et la santé sexuelle et reproductive auprès des populations.

« L’objectif est de vous donner les informations en termes d’actualité en lien avec la planification familiale et en lien avec la mortalité maternelle. Ce qui va vous outiller davantage dans vos communications avec la population. Donc, nous attendons des hommes et femmes de médias d’être le relais cohérents de la bonne information en matière de santé sexuelle et reproductive aux yeux de la population », s’est-il exprimé.
Pr Sibraogo Kiemtoré, gynécologue obstétricien au Centre hospitalier universitaire de Yalgado Ouédraogo, s’est prononcé sur la planification familiale et la mortalité maternelle. Dans sa communication, il a fait savoir que la contraception est un moyen pour la réduction de la mortalité maternelle. A ce sujet, le Professeur a souligné que plusieurs méthodes de contraception sont mises à la disposition de la population, notamment les méthodes hormonales, le stérilet ou le DIU, les méthodes barrières, à savoir les préservatifs. A cela s’ajoutent, les méthodes naturelles et la stérilisation.

« En offrant un accès à des méthodes de contraception efficaces, elle permet aux femmes de gérer le nombre et l’espacement de leurs grossesses, diminuant ainsi les risques associés. De plus, l’éducation et l’autonomisation des femmes favorisées par la planification familiale, améliorent les conditions de vie et les soins prénataux », a-t-il indiqué.
De son côté, Aïssatou Angelina Traoré, secrétaire générale de la région du Centre, a salué les efforts de MSI pour ces actions de sensibilisation et d’accompagnement au profit de la population. Pour elle, la présence des journalistes à cette rencontre témoigne de leur engagement à la contribution de l’avancement des questions liées à la planification familiale ainsi qu’à la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso.

« Les productions journalistiques que vous réaliserez à l’issue de cette activité participeront sans doute à la sensibilisation des populations sur les enjeux de la planification familiale et les droits en santé sexuelles et reproductives. Vous bénéficierez des connaissances qui vous permettront d’être des porte-voix auprès des populations de vos localités en leur apportant l’information juste sur les droits en santé sexuelle, reproductive et la planification Familiale », a-t-elle fait savoir.
Lazard KOLA
Faso7



