Cercle national de linguistique (CNL) : Echanges sur l’officialisation des langues nationales lors de la rentrée scientifique 

Le Cercle national de linguistique (CNL) a effectué sa rentrée scientifique, le jeudi 06 juin 2024, au sein de l’université Joseph KI-ZERBO à Ouagadougou. En guise de cérémonie d’ouverture, une conférence inaugurale sur les problématiques liées à l’officialisation des langues nationales et la contribution du numérique au développement de ces langues ont meublé les activités. 

L’officialisation de la soixantaine de langues nationales, est-elle judicieuse ? Quelles langues choisir pour l’administration ? Pour répondre à ces questions, le Cercle national de linguistique (CNL), une association de jeunes étudiants en linguistique, a tenu une conférence inaugurale en marge de sa rentrée scientifique.

Pour y arriver, deux panels ont été animés par Dr Awa Tiendrebeogo, secrétaire permanente en charge des langues nationales et Dr Inoussa Guiré, Directeur de recherche en linguistique, sur les thèmes « Les problèmes liés à l’officialisation des langues nationales : analyses et perspectives » et « La Contribution du numérique au développement des langues africaines ».

Karim Goumbri, coordonnateur du Cercle national de linguistique (CNL)-©Faso7

Selon Karim Goumbri, coordonnateur du Cercle national de linguistique (CNL), l’intérêt de ces communications est,  dans un premier temps, d’expliciter les notions de langue nationale aux participants et de faire ressortir les enjeux, les implications et les perspectives face à l’officialisation des 60 langues. Par la suite, le coordonnateur a indiqué que l’objectif recherché derrière cette activité est de contribuer à mettre en lumière les actions entreprises par le gouvernement du Burkina Faso en faveur de ces langues nationales.

« Ensuite, c’est de faire en sorte qu’on puisse comprendre les défis, les difficultés, les démarches ou les actions en faveur des langues nationales. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’au Burkina Faso nous avons plusieurs langues nationales», a-t-il ajouté.

Pr Alou Keita, linguistique au département de linguistique-©Faso7

Donnant la définition de la langue nationale, Dr Awa Tiendrebeogo, secrétaire permanente en charge des langues nationales, a expliqué qu’elle est considérée comme celle parlée par une communauté linguistique ayant une histoire avec le pays. En termes d’implication, Pr Alou Keita, linguiste au département de linguistique, a souligné que cela implique que tous les documents officiels et administratifs devront être rédigés dans la langue ou dans les langues officielles qui seront retenues comme telles.

«Ça sera la langue ou les langues de l’administration, ça sera la langue ou les langues des services administratifs, ça sera la langue ou les langues du politique, du gouvernement, de la justice, du parlement. Partout où il sera question de documents officiels, il faut qu’on appelle ces langues officielles », a précisé Pr Alou Keita.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7

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