Burkina Faso : La mise en œuvre de la politique nationale de développement jugée satisfaisante par le Conseil national des organisations de la société civile

Le conseil national des organisations de la Société Civile (CNOSC/BF) a donné son point de vue sur les performances du Gouvernement au cours de l’année 2023, à travers la mise en œuvre du plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD).

“Les performances de l’Etat d’une manière globale, sur un ensemble de 223 investissements et 42 réformes attendues, on note que malgré le contexte, le gouvernement s’en tire avec un niveau d’exécution physique des investissements de son plan d’action pour la stabilisation et le développement de 63,67 % ayant atteint le niveau satisfaisant de 75 % à plus 100 %”, a laissé entendre, Mathieu Bilgo, secrétaire national en charge de la logistique et des finances de la logistique.

De son avis, les 36,33 % qui ne sont pas atteints sont en deçà des 75 % de niveau d’exécution. En ce qui concerne le niveau d’exécution physique des réformes, 64,28 % d’entre elles ont dépassé les 75 % à 100 % de niveau d’exécution. “Ce qui laisse néanmoins, 33,72 % des réformes en deçà des 75 %. Un taux de croissance du PIB réel de 3,6 % contre 1.8 % en 2022, grâce à l’engagement et aux efforts conjoints des acteurs étatiques des partenaires au développement et de la société civile”, a-t-il poursuivi.

En dépit des performances atteintes, le CNOSC/BF a relevé des insuffisances, dont celle de l’accès aux services sociaux de bases. “Avec la situation actuelle, les populations n’ont pas accès aux services sociaux de base. Les activités qui sont en vue sont des activités de relation de riposte”, a affirmé Mathieu Bilgo.

Au regard de ces insuffisances, des recommandations ont été reformulées en vue d’améliorer la performance de l’action gouvernementale au bénéfice des populations.

Ces recommandations consistent à renforcer les connaissances des FDS et des VDP sur les droits humains et l’intégration de ceux-ci dans l’exercice de leur mission.

Une autre recommandation fait cas de l’accélération de l’accès aux services sociaux de base notamment de l’éducation, l’alimentation, l’eau et l’assainissement. “La crise sécuritaire constitue un obstacle majeur à la réalisation de l’effectivité des droits d’accès aux services sociaux de base tant, les terroristes qui nous attaquent font de l’eau potable, de la santé de l’éducation et de la sécurité alimentaire des armes de guerre”, a-t-il noté.

“Nous sommes dans un rôle d’accompagnement », Mathieu Bilgo, secrétaire nationale chargé de la logistique .

A ces recommandations, s’ajoutent celles de la préservation de l’espace civique en vue de stimuler la participation citoyenne et la redevabilité indispensable à l’atteinte des résultats de gouvernance assignés à la transition par l’article 2 de la Charte et la transition et l’apparition de la dette intérieure. “Le paiement de cette dette intérieure donnerait sans doute un appui substantiel et additionnel à la relance du secteur privé et contribuerait à la stabilité économique de notre pays », a expliqué le secrétaire national chargé de la logistique.

Le CNOSC/BF s’est également prononcé sur la tenue des assises nationales les 25 et 26 mai 2024. Il a invité le comité d’organisation des assises nationales sur la transition à jouer la carte de l’inclusion afin d’adopter une feuille de route consensuelle et exhorte également les participants à une franche collaboration lors des travaux des assises.

A ce niveau, le secrétaire national en charge de la logistique et des finances de la logistique a assuré qu’en organisant leur activité à la veille de la tenue des assises, il n’y a pas d’agenda caché. “C’est dans l’ordre de programmation de nos activités. ça n’a rien n’à avoir avec la tenue des assises”, a été  clair Mathieu Bilgo.

“Nous n’avons aucun état d’âme là-dessus. Nous faisons confiance aux autorités pour la désignation des participants à ces assises. Nous espérons que l’inclusion sera au rendez-vous et qu’il n’y aura pas ici un jeu de politique politicienne pour biaiser un peu la marche de ce pays ”, a précisé Charles Sorgho, secrétaire général du Centre d’analyse et de suivi citoyen des politiques.

Quant à la prise en compte de toutes les couches aux assises nationales, le secrétaire national en charge de la logistique et des finances de la logistique a ajouté qu’ils n’ont pas de préjugés. “Nous sommes dans un rôle d’accompagnement, également de suivi. Pour nous, il est important qu’il y ait ce cadre d’échange. L’essentiel est que tout le monde soit pris en compte et que ce qui va sortir soit consensuel et que chacun se retrouve dans les conclusions de ces assises”, a-t-il dit.

Le conseil national des organisations de la Société Civile (CNOSC/BF) a surtout encouragé les autorités publiques à redoubler d’efforts et à prendre les dispositions nécessaires en vue de garantir de meilleurs résultats dans la mise en œuvre du PA-SD 2024 en prenant des mesures fortes et urgentes afin de soulager les populations peinées.

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