Lutte contre l’insécurité au Burkina Faso : Les promoteurs d’agences de transfert d’argent veulent y contribuer

Au cours d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) tenue ce samedi 18 mai 2024, l’Association des Promoteurs, Agences de vente de Crédit et Transferts d’Argent (APACTA) s’est penchée sur son rôle et celui de ses membres dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au Burkina Faso.

L’AGE de l’APACTA se tient sous le thème : « Rôle et place des acteurs et promoteurs d’agence dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso ». Ablassé Compaoré, président de l’APACTA, a estimé que tous les Burkinabè ont un rôle à jouer dans la lutte contre l’insécurité. Les promoteurs des agences de transfert d’argent ne dérogent pas à cette règle d’où la tenue de l’AGE incluant le volet sécurité.

Au regard de l’évolution des technologies de l’information et de la communication, Ablassé Compaoré a déclaré qu’il est important d’étendre les objectifs de l’association pour toucher la question du terrorisme et de la criminalité.

Il faut dans ce contexte, a-t-il indiqué « sensibiliser les membres de l’APACTA sur l’importance de l’identification des clients lors des opérations de transfert d’argent et de la détection des arnaqueurs. Soutenir et contribuer à la lutte contre le terrorisme, promouvoir l’éveil de conscience des jeunes à travers la création d’entreprises formelles et œuvrer à entretenir des partenariats gagnants-gagnants avec les différents réseaux de communication et de transfert d’argent ».

Aimé Ouédraogo de la Brigade Nationale de Lutte contre la Cybercriminalité s’est entretenu avec les membres de l’APACTA sur le rôle des promoteurs des agences de transfert d’argent dans la lutte contre le terrorisme.

Concernant la lutte contre le terrorisme, il faut à l’écouter, que les gérants des agences, en plus de l’identification des personnes lors des transactions, signalent les transactions suspectes. Ce signalement en plus des données enregistrées permettra, en à croire Aimé Ouédraogo, aux forces de sécurité de mener des enquêtes, de remonter la transaction puis de mettre la main sur la personne si toutefois la transaction est faite à des fins de financement du terrorisme.

« Il faut travailler à ne pas avoir dans vos agences pendant un long moment une forte somme d’argent. Il ne faut surtout pas avoir au même endroit de grosses sommes d’argent. Ce sont des consignes de sécurité basiques qui vous permettront d’éviter le pire en cas d’attaque (…). Les tentatives de résistance au moment des attaques sont à proscrire. Cela y va de votre survie », a suggéré Aimé Ouédraogo aux promoteurs.

Faso7

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