Changement climatique : Le projet Hydromet ou la résilience climatique au Burkina Faso expliqué aux professionnels des médias

La Banque mondiale, en partenariat avec le Fonds Vert pour le Climat (FVC) et l’Etat burkinabè, a mis en place le projet Hydromet pour le renforcement de la résilience climatique au Burkina Faso. Dans le cadre de sa mise en œuvre, les professionnels du monde des médias ont pris part à une session d’information ce 18 avril 2024 à Ouagadougou afin d’être les relais d’information.

Aucun changement de comportement ne peut s’opérer sans une communication efficace. Convaincus donc de cette réalité, les premiers responsables du projet ont initié une série de conventions avec 25 radios communautaires. Ces radios se chargeront d’être les premières sources de l’information météorologique, climatique et d’alerte précoce au niveau des populations. Dans la même lancée, une rencontre a eu lieu avec des professionnels de médias afin de leur présenter les acquis et réalisations du projet Hydromet. 

“Nous avons besoin aujourd’hui de relais sûrs pour porter l’information climatique aux populations et même aux sceptiques qui ne réalisent pas qu’il nous reste 10 à 15 ans pour opérer des changements très forts en matière de changements climatiques, de comportements pour parvenir à une résilience qui permette de vivre en dépit de ces changements climatiques dont on connaît les conséquences”, a expliqué Jean Victorien Toé, conseiller technique du ministre en charge des Transports et également son représentant.

Jean Victorien Toé, représentant du ministre en charge des Transports-©Faso7

Hydromet vise à renforcer les capacités des agences météorologiques et de gestion des catastrophes au Burkina Faso pour améliorer les services hydrométéorologiques, climatiques, d’alerte précoce et de réponse aux catastrophes naturelles. Le projet comprend cinq composantes, dont trois axées sur le développement institutionnel, le renforcement des capacités et l’amélioration des services, une consacrée à la gestion du projet, et une dernière dédiée à l’intervention en situation d’urgence.

En termes de réalisation, il faut noter que le projet a permis le renforcement de capacités de 1801 personnes, l’acquisition et l’amélioration de matériels et d’infrastructures météorologiques, d’alerte précoce et de protection civile. “Nous avons accompagné la construction d’un centre de veille pour le système d’alerte. C’est un bâtiment de pratiquement 1 milliard que le projet est en train de réaliser et c’est juste au niveau de la DGRE (Direction générale des ressources en eaux, ndlr) juste derrière le camp Paspanga”, a indiqué le coordonnatteur d’Hydromet, Sidbewindin Simon Kaboré.

Sidbewindin Simon Kaboré, coordonnateur du projet Hydromet-©Faso7

En termes de perspectives, il est prévu  au cours de l’année 2024, deux signatures de conventions entre le gouvernement et l’Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM). Ces conventions visent à renforcer les capacités de l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM) en prévisions agrométéorologiques et climatiques, ainsi qu’à développer un système d’alerte précoce des crues et inondations avec la DGRE.

Le projet Hydromet a été lancé en 2019 et prend fin le 30 janvier 2025. Il est financé par la Banque Mondiale, le FVC et l’Etat burkinabè à hauteur de plus de 18 milliards de Franc CFA. L’exécution du projet est assurée par 5 structures que sont l’ANAM, la DGRE, la Direction générale de la protection civile (DGPC), le Système d’alerte précoce (SAP) et le Secrétariat permanent du Conseil national des secours d’urgence et de réhabilitation (SP-CONASUR).

Edwige OUOBA

Faso7 

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