Burkina Faso : La certification des Organisations de la Société Civile au cœur d’une concertation

L’Association Burkinabè de Fundraising (ABF) en partenariat avec le Secrétariat Permanant des ONG (SPONG) a organisé ce jeudi 28 mars 2024, un atelier d’information et de concertation des OSC au Burkina Faso. Cette rencontre a pour objectif d’informer les acteurs de la société civile visant à renforcer la crédibilité des acteurs du développement de la société au Burkina Faso.

Dans le but de mettre en œuvre sa recommandation qui suggère de pallier l’absence d’un système effectif de suivi des OSC par la mise en place d’un mécanisme d’autocontrôle par la certification des OSC, un atelier d’information et de concertation a été organisé ce jeudi 28 mars 2024, à Ouagadougou. Cette recommandation est issue d’une étude d’évaluation de l’environnement juridique des acteurs de la société civile au Burkina Faso, organisée en 2021, par l’Association Burkinabè de Fundraising (ABF), à travers son programme Giving for Change et Africa Philanthropy Network, partenaire dudit programme.

Cette étude a été réalisée par le bureau d’étude Legia Consulting du Burkina Faso. « La certification des OSC, c’est un mécanisme d’autorégulation qui voudrait sur la base d’un certain nombre de critères, approuver le fonctionnement des organisations qui se veulent respectueux de ces normes pour qu’elles soient connues de tous et qu’elles soient adorées d’une certaine aura de confiance », a détaillé  Omer Sanou, gérant du cabinet d’étude de Legia Consulting.

La certification des OSC, c’est un mécanisme d’autorégulation », Omer Sanou.

Selon Fabrice Syan, Président du Conseil d’Administration de ABF, c’est une rencontre d’information sur un mécanisme d’autocontrôle des ONG et OSC qui visent à renforcer la capacité des OSC à s’autoévaluer et s’autocontrôler.

« Cela rentre dans le cadre des efforts de gouvernance du mouvement associatif. ABF a eu l’opportunité de contact avec le système existant au niveau international donc de retour, nous avons estimé indispensable d’approcher le principal collectif des ONG et OSC du Burkina Faso pour leur parler de ce mécanisme », a-t-il déclaré.

Selon Fabrice Syan, Président du Conseil d’Administration de ABF, c’est une rencontre d’information sur un mécanisme d’autocontrôle des ONG et OSC.

Cette initiative est saluée par le coordonnateur du SPONG, Sylvestre Tiemtoré, qui trouve qu’elle va permettre aux Organisations de la Société Civile de renforcer davantage leur capacité et surtout leur crédibilité.

« De plus en plus, dans l’action des organisations de la société civile, il est parfois difficile de distinguer une organisation de la société civile d’un parti politique, d’une entreprise, tant les organisations prétendument appelées de la société civile parfois sortent de leur champ d’action », a-t-il noté.

« Cela n’est pas sans conséquence pour les organisations qui se veulent crédibles qui veulent travailler traditionnellement dans leur mission, et cela, d’où l’intérêt et le sens d’un travail comme celui de l’ABF », a laissé entendre Sylvestre Tiemtoré.

Abdoulaye Tiendrébeogo, attaché de mission à la primature, représentant le Premier ministre Me Apollinaire Kyelem de Tambela, a laissé entendre que cette rencontre est initiée pour avoir une vue large, une concertation pour implémenter la certification au plan national.

« C’est une activité qui vise à sensibiliser les différentes associations sur la nécessité de revoir la gouvernance au niveau du monde associatif en vue de le rendre plus crédible et en vue de le rendre plus autonome pour atteindre une meilleure effectivité des activités sur le terrain », a-t-il apprécié.

Selon Abdoulaye Tiendrébeogo, attaché de mission à la primature, cette rencontre est initiée pour avoir une vue large, une concertation pour implémenter la certification au plan national.

En rappel, Giving for change est un programme de développement mise en œuvre, en 2020, par l’Association Burkinabè de Fundraising (ABF). Son objectif est de renforcer la société civile, en lui donnant les capacités et moyens de s’exprimer dans l’intérêt du développement endogène par le renforcement de la voix et des capacités des organisations et groupements locaux.

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