Droits de l’homme au Burkina Faso : « Quand il y a des allégations, il faut faire des investigations » (Volker Türk)

En fin de visite ce 21 mars 2024 au Burkina Faso, le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a tenu un point de presse pour revenir sur les échanges qu’il a eus un peu plus tôt avec le président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. La situation socio-économique et humanitaire, le changement climatique et la dégradation de l’environnement sont entre autres les sujets abordés au cours de ce point de presse.

Face à la presse, Volker TÜRK, le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’Homme à expliqué que la situation sécuritaire du Burkina Faso est « plus qu’alarmante », car une partie du territoire burkinabè subit le courroux des groupes armés terroristes. Il en veut pour preuve les chiffres fournis par la représentation de son institution au « Pays des hommes intègre ». De ces chiffres, il ressort qu’en 2023, 1 335 violations et abus des droits humains et du droit humanitaire ont été répertoriés. A ces chiffres, s’ajoutent au moins 3 800 victimes civiles causées par les groupes armés terroristes.

De ce fait, dit-il, il faudrait à tout prix assurer la protection des civils. « Une telle violence gratuite doit cesser et les auteurs doivent répondre de leurs actes », a-t-il martelé.

Poursuivant dans ses explications, Volker TÜRK s’est dit encouragé du fait que la hiérarchie militaire prenne des mesures pour que les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) assimilent le droit international humanitaire et les droits de l’homme. Sur le même ton, il a dit être reconnaissant de l’ouverture « d’enquêtes approfondies » et de la prise de « mesures correctives » à l’endroit des FDS  et VDP qui ont commis de graves violations. De ces dires, « cela est essentiel pour instaurer un climat de droit et d’ordre, pour bâtir la confiance entre les civils et les autorités et pour éviter l’impunité ».

Quant aux questions sur les enquêtes en lien avec les exécutions à Nouna et à Karma, le Haut-commissaire a indiqué que son institution de tutelle attache du prix quant à la poursuite des enquêtes.

« Pour nous, c’est important, quand il y a des allégations, il faut faire des investigations, il faut faire des enquêtes, il faut aussi faire un suivi constant et c’est le travail de mon bureau ici », a-t-il conclu.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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