Burkina Faso : Le mouvement Endogène célèbre le 8 mars à travers un panel

Apolline Traoré, réalisatrice burkinabè, a appelé les femmes à oublier qu’elles étaient des femmes afin d’avancer pour aller vers l’accomplissement de leurs rêves. C’était au cours d’un panel organisé par le mouvement Endogène dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale des droits de la femme, ce 9 mars 2024 à Ouagadougou.
Le mouvement Endogène a célébré en différé la journée internationale de la femme à travers un panel sur la contribution de la femme à la bonne marche de la nation. Sous le signe, “résilience et leadership féminin”, le mouvement Endogène a convié la réalisatrice Apolline Traoré, Gloria Guissou, karatéka, chimiste et promotrice de Ringo Afrique, Marie-Stéphanie Thombiano experte en santé sexuelle et reproductive et Rasmata Konfé, militante pour l’inclusion des personnes défavorisées à partager leurs expériences avec les femmes.
Le panel a débuté par une projection du film “Wiitba, une Femme Leader” d’Apolline Traoré. Un film retraçant le parcours de femmes ayant marqué l’histoire du Burkina Faso. De la princesse Yennega à Jacqueline Ky-Zerbo en passant par Guimbi Ouattara, Célestine Ouezzin-Coulibaly. Pour la cinéaste, il s’agit de comprendre le parcours de ces femmes pour impacter les générations futures.
Le cinéma a laissé ensuite la place aux échanges sur la résilience et le leadership féminin avec une orientation sur la valorisation de la contribution de la femme pour le développement de la nation. Apolline Traoré, fait savoir qu’une femme doit faire preuve de résilience pour elle, mais également pour sa famille et son pays.
« Je me suis dit qu’il faut que j’oublie que je suis une femme. Il faut que je commence à travailler et à aller chercher ce que je veux, accomplir mes rêves malgré les difficultés. Je suis une femme, je ne peux pas le changer. Comme je ne peux pas le changer, il faut que j’oublie ça. Alors, j’ai avancé dans ce métier de cinéaste en me disant que j’étais juste une cinéaste. J’ai avancé en me disant que si j’échoue, c’est parce que je n’ai pas été assez bonne », a indiqué Apolline Traoré.
Gloria Guissou indique que les femmes doivent pouvoir déceler leurs passions et se donner les moyens de les vivre. Pour elle, si les femmes suivent leurs passions, lorsqu’il y aura une difficulté, la passion l’emportera. Elle suggère que les femmes s’adaptent aux défis actuels pour réaliser des performances qui vont impacter. À l’étendre, l’histoire a montré que les femmes ont joué des rôles importants dans l’édification de la nation. C’est le moment de revenir à leur place, a-t-elle affirmé.
Nafissatou Barro, présidente du comité d’organisation du 8 mars 2024 pour le compte d’Endogène, a déclaré que cette soirée répond à la volonté d’Endogène de célébrer nos valeurs. Concernant ce mois de mars, dit-elle, il était très important pour Endogène de mettre en lumière les femmes qui ont impacté le développement du Burkina Faso.
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