Burkina Faso : le festival Toma la taaba se tiendra du 22 au 28 avril 2024

L’association Tond la taaba a annoncé ce 27 février à Ouagadougou, la date à laquelle se tiendra le festival Toma la taaba.  La 3e édition du festival Toma la Taaba se tiendra du 22 au 28 avril 2024 dans la commune de Tanghin Dassouri et connaîtra la participation de plusieurs communautés venues du Ghana.

C’est au Musée national que l’association Tond la taaba a choisi d’annoncer à la presse la date du festival comme pour coller avec l’aspiration de ce dernier. En effet, ce festival prône un retour aux racines à travers le brassage culturel et communautaire. 

Pour cette troisième édition, le festival va accueillir des délégations des communautés Fafarsé et Dagomba venues du Ghana. Placé sous le sceau de “la maturité”, ce festival sera l’occasion pour l’association Tond la taaba d’interroger le passé pour mieux comprendre le présent et anticiper l’avenir. 

Juliette Congo, membre d’honneur de l’association Tond la taaba-©Faso7

“Nos communautés étaient tellement bien organisées que rien ne pouvait se faire sans que les premiers responsables ne soient au courant. En plus de ça, ils avaient des techniques de défense très discrètes. (…) Si nous étions restés fidèles à nos valeurs traditionnelles, ce qui se passe aujourd’hui (le terrorisme, ndlr ) n’allait pas se passer.”, a déclaré Juliette Congo, membre d’honneur de l’association. Pour elle, il est temps que les Burkinabè reviennent vers leurs origines. Et ce festival est une occasion rêvée de renouer avec le passé à travers le brassage culturel et communautaire. 

Une quête effrénée de l’identité culturelle 

La troisième édition du festival Toma la taaba se tient sous le thème « Notre culture, nos traditions, pour notre cohésion sociale ».

“Le thème en lui-même dit tout. Ça montre effectivement qu’aujourd’hui, nous sommes dans la quête effrénée de notre identité culturelle à travers, bien sûr, nos traditions. C’est parce que nous méconnaissons davantage nos traditions que cela pose un problème de cohésion sociale”, a expliqué Razad-Naaba Belemwendé de Boudri, président d’honneur de l’association.

Son excellence Razad-Naaba Bélemwendé de Boudri, président d’honneur de l’association-© Faso7

A environ deux mois du festival, le comité d’organisation atteste que “tout se déroule bien”. “Nous avons adopté une démarche afin d’intéresser des marques qui vont s’associer à nous pour leur visibilité. En tout cas, il y a un système de mobilisation des ressources qui est mis en place. Et j’ose croire que cela va porter ses fruits”, a confié le président de l’association, Gérard Yanogo.

Des chefs coutumiers, dont celui de Tanghin Dassouri, présents à cette conférence, ont exprimé leur gratitude sur le choix porté sur leur localité. Ces derniers se chargeront aussi de veiller, de concert avec les mânes, à la bonne marche du festival. 

Au programme de cet événement, il y a une visite du musée de la femme qui ouvrira ses portes le 8 mars 2024, une rue marchande, la cérémonie du faux départ du Moogho-Naaba. Il est également prévu une visite chez le Moogho-Naaba, des conférences publiques, une collecte de dons au profit des populations déplacées internes et bien d’autres. 

Edwige OUOBA 

Faso7 

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