Burkina Faso : La CNDH partage les priorités de son plan stratégique avec ses partenaires

Ce jeudi 8 février 2024, la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) a organisé une table ronde avec ses partenaires techniques et financiers. L’objectif, partager les priorités de la Commission sur le Plan stratégique, afin de mobiliser toutes les parties prenantes et les ressources financières nécessaires. À l’issue de la rencontre, la présidente de la CNDH, Gonta Alida Henriette s’est dite « satisfaite » des échanges.

Pour mener à bien les activités inscrites dans son plan d’action 2023-2027, la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) a besoin de l’accompagnement de ses partenaires techniques et financiers. C’est dans ce cadre qu’elle a tenu la présente table ronde pour présenter ledit plan.

Pour la mise en œuvre du plan, la CNDH a besoin d’un budget de plus de 5 milliards de francs CFA. Selon les explications de la présidente de la commission, plus de 3 milliards de cette somme seront mobilisés par l’État. Le reste du budget viendra des partenaires.

« À travers les échanges, on a pu convaincre les partenaires. Avec ce contexte, beaucoup se posaient des questions, mais ils ont compris. Aujourd’hui, nous sommes conscients du contexte qui est sensible. Nous avons même adopté une approche sensible aux conflits pour être écouté et continuer à exister et défendre la population », a déclaré Gonta Alida Henriette.

Sur le contenu du plan stratégique 2023-2027, elle a souligné que la commission a pour vision de faire de telle sorte que d’ici à 2027, les hommes et les femmes vivant au Burkina Faso disposent de capacités pour exercer leurs droits humains dans un environnement propice. La présidente de la CNDH a également laissé entendre que l’élaboration d’un plan stratégique est « une manière de définir son indépendance et sa souveraineté ».

La présidente de la CNDH, Gonta Alida Henriette Da

Du côté des partenaires, la satisfaction a été au rendez-vous. Selon Kounkinè Augustin Somé, Conseiller senior en Droits Humains à l’Association du Barreau Américain – Initiative pour l’État de Droit (ABAROLI), la CNDH a une vision globale à renforcer les capacités des différentes cibles. Et ce, afin de permettre à ces personnes de bien exercer leurs droits.

« Le message qui a été passé est que l’ensemble des partenaires devrait se mobiliser au tour de cette institution nationale pour lui permettre de délivrer sur les attentes que les populations ont à son endroit qui sont donc de travailler à promouvoir, protéger et défendre les droits humains. Je suis content de ce message qui dit que ce n’est pas le moment de rester les bras croisés », a-t-il dit.

Kounkinè Augustin Somé, Conseiller senior en Droits Humains à ABAROLI

Par rapport à l’engagement du Barreau Américain – Initiative pour l’État de Droit, Kounkinè Augustin Somé a signifié qu’il va se poursuivre. Selon ses dires, ABAROLI a accompagné la CNDH dans l’élaboration de son plan stratégique. « Nous allons continuer à appuyer sa mise en œuvre selon les priorités définies », a-t-il lancé.

Basile SAMA, Mireille TAPSOBA (stagiaire)

Faso7

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