48 heures de la charité : Un panel pour cultiver l’esprit humanitaire chez la jeunesse

A l’occasion des 48 heures de la charité, un panel a été organisé ce 13 janvier 2024 au sein de l’église des assemblées de Dieu de Samandin à Ouagadougou autour du thème : « La joie et le bonheur de la veuve et/ou de l’orphelin peuvent aussi venir de moi ! ».
Cultiver d’une part l’esprit humanitaire chez la jeune génération et d’autre part apporter un soutien surtout aux veuves et aux orphelins, tel est l’objectif visé à travers ce panel organisé dans le cadre des 48h de la charité. Pour atteindre cet objectif, deux panélistes à savoir Eldaa Kouama et la chantre Lise Yao ont livré des communications autour dudit thème.
Eldaa Kouama a, au cours de son intervention, relevé les défis du moment que vit la population du Burkina Faso. A l’écouter, ces défis sont d’ordre sécuritaire, alimentaire et sur le plan de l’éducation. Et en fonction des besoins éprouvés, chaque personne se doit de faire preuve de compassion à l’égard des personnes en difficulté et ceux en fonction de leurs capacités.
La panéliste du jour a tenu à préciser que toutes les actions de solidarité doivent être faites de bon cœur par les donateurs. De son avis, toutes les actions doivent être faites avec conviction et compassion au risque de ne pas atteindre l’objectif visé.
« Si ça part véritablement d’une conviction dans le cœur, ça n’aura pas de difficulté à se pérenniser. On ne sera pas dans la redevabilité obligatoire de celui qui reçoit. Ici, c’est de manifester l’amour de Dieu, de donner gratuitement », a-t-elle expliqué.
Le comité d’organisation des 48 heures de la charité est convaincu que la jeunesse peut un tant soit peu contribuer à sa manière pour soutenir des personnes en difficulté. Saïba Nikiéma, coordinateur des 48 heures de la charité, a expliqué que la jeunesse est le bâtisseur de l’avenir. C’est en ce sens que ce panel leur est dédié pour leur préciser « qu’on n’a pas besoin d’avoir des millions, on n’a pas besoin d’être un fonctionnaire, même l’étudiant ou l’écolier peut enlever 25 F CFA dans 100 F CFA pour soutenir son camarade ».
« Si chacun doit rester dans son confort et dire que moi, je ne suis pas touché, je ne peux pas aller vers ces personnes parce que je n’ai pas assez de moyens, au finish, on est assis dans son confort, mais le problème peut venir nous trouver », a-t-il conclu.
Notons qu’en amont de ce panel, le comité d’organisation a effectué une visite au sein de plusieurs orphelinats afin de leur apporter du réconfort et des vivres alimentaires.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



