Lettre de l’éditeur │Que 2024 nous ferme « les portes de l’enfer » !

« N’oubliez pas, j’avais prédit pour les émeutes en 2008, ensuite la mutinerie en 2011, et 2014 pour l’insurrection. Tout ça, n’étaient que les fenêtres de l’enfer. Les portes de l’enfer vont s’ouvrir bientôt, si rien ne change (…) ». Ainsi parlait le Pr Laurent Bado, le 15 novembre 2015, devant ses militants, à Bobo-Dioulasso. Moins de deux mois plus tard, en janvier 2016, le Burkina Faso faisait connaissance avec l’une des expressions les plus violentes du terrorisme, avec l’attaque du Café Capuccino. Et depuis lors, sur le « Pays des Hommes intègres », si ce ne sont pas les portes de l’enfer qui se sont ouvertes, en tout cas, elles y ressemblent !
Des populations civiles meurtries, des Forces de défense et de sécurité endeuillées, un pays à bout de souffle. C’est ce que le terrorisme a infligé au Burkina Faso depuis près de 8 ans. De sorte qu’on a fini par croire les prédictions du Pr Laurent Bado, qui, soyons honnêtes, n’avaient pas été prises au sérieux à l’époque.
Les choses sont-elles en train de s’améliorer ? On peut le croire au vu des victoires des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) régulièrement présentées. Mais à l’évidence, il reste encore beaucoup à faire. L’hydre a apparemment eu le temps de s’enraciner, de dérouler ses tentacules et se métastaser.
Plus de cohésion
Pour parvenir à refermer les portes de la géhenne, il faudra nécessairement plus d’effort, mais également plus de cohésion, d’unité et de patriotisme ! Esseulées les brindilles ne sont que des brindilles. Mais ensemble, elles deviennent un tronc d’arbre solide, capable de faire face aux éprouvantes intempéries et relever les plus grands défis.
Vivement donc que le Pr Laurent Bado nous fasse une nouvelle prédiction. Et cette fois, en clamant que les « portes de l’enfer sont derrière nous. Maintenant s’ouvrent à l’horizon les battants dorés d’un pays marchant vers l’eldorado ».
Bonne et heureuse année 2024 !
Stella NANA
Directrice de publication de Faso7



