Carte d’invalidité des personnes handicapées au Burkina Faso : La CNDH et ses partenaires font l’état des lieux

Les membres de la Commission nationale des droits humains (CNDH) et leurs partenaires organisent, ce 27 décembre 2023 à Ouagadougou, un atelier d’évaluation du niveau de mise en œuvre de la carte d’invalidité des personnes handicapées au Burkina Faso.
L’État burkinabè a adopté des mesures pour l’assistance des personnes handicapées, dont la loi n°012-2010/AN du 1er avril 2010, portant protection et promotion des droits des personnes handicapées.
Cette loi stipule qu’il est délivré une carte d’invalidité aux personnes handicapées. « Sur présentation de la carte d’invalidité, les titulaires bénéficient des avantages dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’emploi, de la communication, de l’intégration sociale, des transports, de l’habitat et du cadre de vie, des sports et des loisirs, de la culture et des arts, de la promotion et de la protection de l’action sociale », lit-on à l’article 4 de ladite loi.
D’après les chiffres de la CNDH, 4,91 % des personnes handicapées détenaient la carte d’invalidité en 2018. Cinq ans après, les membres de la CNDH et leurs partenaires concernés par le sujet se réunissent pour échanger sur l’état des lieux de la carte d’invalidité et l’insertion des personnes handicapées.

Parmi les participants, il y a des personnes handicapées, des agents des ministères en charge de l’action sociale, de la fonction publique et des membres d’organisations de la société civile œuvrant en faveur des personnes handicapées.
À l’ouverture de cet atelier, Gonta Alida Henriette Da, la présidente de la CNDH, a souligné qu’en dépit du cadre juridique et institutionnel favorable aux personnes handicapées au Burkina Faso, leurs conditions de vie demeurent préoccupantes en raison de nombreux défis.

Cette rencontre va servir de cadre pour lister les difficultés liées à la carte d’invalidité et à l’insertion des personnes handicapées, selon elle. « Il y a des difficultés, et nous tenons à ce qu’à la sortie de cet atelier, on puisse réfléchir ensemble sur ces difficultés, proposer des solutions et faire des recommandations. Les concernés eux-mêmes vont parler de leurs difficultés », a-t-elle laissé entendre.
Il est prévu que les conclusions de cet atelier soient adressées aux autorités compétentes.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



