Journées de l’Entrepreneuriat Féminin : Une 5e édition pour valoriser l’autonomisation économique de la femme

La 5e édition des journées de l’entrepreneuriat féminin (JEF) s’est tenue du 10 au 19 novembre 2023 à Tenkodogo sous le thème, « Impact de l’insécurité sur les activités économiques : quelle partition pour la femme entrepreneure ? » Pour cette 5e édition, l’innovation majeure a été la formation des formatrices et des gardes de sécurité pénitentiaire en saponification en poudre et en teinture.
Aïssa Dabré, promotrice des JEF, a fait savoir que les JEF ont eu pour objectif de faire connaître et de valoriser le potentiel entrepreneurial féminin. Ces journées au-delà de la promotion des femmes entrepreneures entendent « amener les femmes à entreprendre, à sortir de leurs petits commerces, de leurs commerces de subsistance et à devenir des femmes d’affaires avec des rêves de grandes réalisations », a indiqué Aïssa Dabré.
A propos du choix du thème de cette 5e édition, Aïssa Drabo a déclaré : « nous sommes dans l’insécurité et ça joue beaucoup sur les activités surtout des femmes. Nous avons porté le choix sur ce thème-là pour pouvoir ensemble comment nous pouvons faire pour aller de l’avant malgré cette situation. Il faut encourager les femmes à aller de l’avant ».
Pour cette 5e édition, l’innovation majeure a été la formation des formatrices et des gardes de sécurité pénitentiaire en saponification en poudre et en teinture.
100 femmes ont été formées en saponification en poudre et en teinture, dont 40 femmes PDI. Ces femmes vont à leur tour former les membres de leurs associations pour qu’elles puissent développer des activités génératrices de revenus, a fait comprendre Aïssa Dabré. Par ailleurs, deux gardes de sécurité pénitentiaire ont pris part aux formations, pour, selon Aïssa Dabré « former les femmes détenues pour quand elles vont finir de purger leurs peines, qu’elles puissent se ressaisir et avoir une activité génératrice de revenue ».
Interrogées sur la plus-value de cette formation, les bénéficiaires ont indiqué que cette formation a été un plus pour elle, car elle leur permettra de développer des activités génératrices de revenus, mais aussi de transmettre leurs connaissances aux femmes de leurs communautés. Ce qui va leur permettre d’être autonomes. « Je crois que je pourrais reproduire ce qu’on nous a appris lors de cette formation. Je suis sûre et certaine que je peux former d’autres femmes », a dit Zoenabou Yaguibou.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le colonel Aboudou Karim Lamizana, le gouverneur de la région du Centre-est. À l’ouverture, le gouverneur a salué une initiative qui permettra de valoriser les femmes entrepreneures.
À l’entendre, la problématique de l’entrepreneuriat féminin reste un défi à relever et ce genre d’initiative permettra l’autonomisation économique des femmes et le renforcement de l’économie locale. Il est nécessaire, dit-il, de discuter de ces problématiques et d’explorer les moyens par lesquels les femmes entrepreneures peuvent jouer un rôle crucial dans la résilience économique face à l’insécurité. « Nous sommes témoins de l’ingéniosité et de la détermination des femmes entrepreneures de notre région. Leur contribution à l’économie est inestimable, et ces Journées de l’Entrepreneuriat Féminin sont une opportunité unique de célébrer leurs succès et de partager leurs expériences », a déclaré le gouverneur.
Il est à noter que cette édition des JEF a été marquée par la présence d’une délégation venue du Mali. Conduite par Niamey Fofana Diarra, Directrice de l’Agence Nationale Pôle Emploi (ANPE,Mopti), la délégation malienne a profité de ces dix jours pour faciliter les échanges d’idées entre femmes et nouer des relations de travail avec leur homologue Burkinabè. Aussi, elles ont tenu des séances de travail avec les responsables de la région pour, selon elles, créer un pont entre les femmes des deux pays.
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