Burkina Faso : Les Gouverneurs des 13 régions en atelier sur le projet ‘’Filets Sociaux’’

Un atelier de recevabilité et d’échanges sur les filets sociaux avec les gouverneurs des 13 régions du Burkina Faso a été organisé ce mardi 21 février 2023, à Ouagadougou. Cet atelier a pour objectif de présenter les initiatives du Gouvernement en matière de protection sociale et particulièrement les programmes de filets sociaux en tant qu’instruments de lutte contre la pauvreté et l’inclusion des personnes vulnérables et défavorisées.

Au Burkina Faso, 0,6 % des ménages ont eu accès à au moins un transfert en cash selon l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, alors que l’effectif de la population vivant en dessous de la pauvreté  est estimé à plus de 40%.

C’est pourquoi, au regard de cette situation et du nombre explosif de déplacés internes dont 1 882 391, selon le SP/CONASUR à la date du 31 décembre 2022, le gouvernement a entrepris des initiatives. Ces initiatives consistent à favoriser l’accessibilité aux services sociaux de base et à l’emploi des ménages les plus pauvres et vulnérables.

Le Projet Filet Sociaux est l’une de ces initiatives mise en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale avec pour objectif d’accroître la consommation des ménages pauvres et vulnérables ainsi que leur accès aux services sociaux de base.

Selon la ministre de la Solidarité, l’action humanitaire, de la Réconciliation nationale du genre et de la famille, Nandy Somé/Diallo, de 2014 à ce jour, ce projet a concerné huit (08) des treize (13) régions du pays et a pu atteindre plus d’un million (1 000 000) de bénéficiaires directs.

Il s’agit des régions du Nord, de l’Est, du centre-Ouest, du Sahel, de la Boucle du Mouhoun, du Centre Nord, du Centre Est et du Centre. Elle a laissé entendre qu’il y a des difficultés dans la mise en œuvre des filets sociaux, à cause de la multiplicité des acteurs sur le terrain et des modes d’interventions disparates.

« Nous avons organisé cette rencontre d’échange pour renforcer la coordination dans le domaine et également donner les modalités, les modes opératoires à l’ensemble des intervenants pour que ça puisse améliorer l’objectif visé par ces filets sociaux. Ils visent à renforcer la résilience des populations et surtout les ménages qui regroupent les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de moins de 15 ans », a-t-elle déclaré.

Huit (08) des treize (13) régions du pays ont bénéficié du projet filets sociaux, selon la ministre en charge de l’Action humanitaire, Nandy Somé/Diallo.

Outre ces difficultés, la crise sécuritaire a un impact sur la mise en œuvre de ce projet selon la première responsable du ministère chargé de l’action humanitaire. « Il y a beaucoup de populations qui bénéficiaient déjà de ce programme, qui  sont obligées d’abandonner leurs villages et ça complique le transfert monétaire à ce niveau. Le fait également que les opérateurs ne puissent pas accéder dans certaines zones facilement, ça complique également, le suivi de la mise en œuvre de ce projet », a  expliqué la ministre de la Solidarité, l’action humanitaire, de la Réconciliation nationale du genre et de la famille, Nandy Somé/Diallo.

En vue de trouver des solutions idoines à ces difficultés rencontrées et d’améliorer l’intervention dans le domaine des filets sociaux, le gouvernement à travers le ministère en charge de l’action humanitaire entend mettre en place un programme unique qui fédérera l’ensemble des intervenants dans le domaine, la mise en place d’un régi social unique et la modernisation de la base de données des déplacées internes sur fond des initiatives du gouvernement.

Le Projet filet sociaux (PFS) a pour objectif de développement d’accroître l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux filets sociaux et établir les fondements d’un système adaptatif de filet sociaux. Les domaines d’intervention prioritaires du projet filets sociaux sont les transferts monétaires et les mesures d’accompagnement. Il s’agit d’une initiative du gouvernement mise en place avec l’appui de la Banque Mondiale. Le budget est estimé à près de 63 milliards de F CFA et ce programme s’étendait sur 3 ans, soit de 2021 à 2024.

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