Mobilisation populaire contre le terrorisme : Le Burkina Faso veut que la France soutienne l’initiative

Lors de l’audience du Premier ministre Me Apollinaire Kyelem accordée à l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, le chef du gouvernement burkinabè en évoquant la question du recrutement de 50 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) en vue d’une mobilisation populaire contre le terrorisme, a indiqué que la France pourrait prendre en charge ces combattants.

« Son Excellence a indiqué que la France pourrait aider cette résistance populaire en fournissant des armes et des munitions et en prenant également en compte la prise en charge financière des braves combattants », selon le compte-rendu de l’audience publié par la Primature.

Lors de cette audience, le Premier ministre a également rappelé à Luc Hallade que la France a fait preuve d’une attention particulière lorsqu’il s’agissait de venir en aide à l’Ukraine dans le conflit qui oppose ce pays à la Russie.

« Cela fait six ans que le Burkina Faso est acculé et ça n’émeut personne. (…) les Burkinabè cherchent une bouée de sauvetage pour leur pays ; et si cette bouée de sauvetage doit provenir d’un autre pays autre que la France, pourquoi pas ? », a laissé entendre le Premier ministre.

De son côté, l’ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade, a exprimé au Premier ministre, l’impossibilité pour les ONG françaises installées au Burkina Faso de mener à bien leurs activités du fait du terrorisme. Relativement à cette préoccupation, le Premier ministre a laissé entendre, « C’est la raison pour laquelle vous devez nous aider à avoir le matériel nécessaire pour venir à bout du terrorisme ».

Concernant la question du départ ou du maintien des forces spéciales françaises, le chef du gouvernant burkinabè a indiqué que « toutes les options étaient sur la table ».

Lire ici▶ « Nos forces spéciales resteront ici tant que les autorités burkinabè le souhaiteront », (Luc Hallade)

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